‹ Histoire de l'antiquité [microform]Chapitre 86 sur 172 · Ovvo; :V · texte numérisé non relu

Ovvo; :V

Total, environ 140 ans

Total

248 ans

(Les chiffres partiels donnent 218 ans.)

l'ancien empibe

domaine religieux. Nous avons vu que le dieu du soleil, Hè' (lui gouverne le monde, n'a juscju'ici joui d'aucun culte en Kc-vpte, sauf quand on Tassimile au dieu Atoumou d'Hélionolis. Or rÉgypteesl devenue maintenant une grande nation civilisée, qui se croit le centre de Tunivers et au regard de (lui les autres peuples n'ont aucune importance. La seule tache de \{è\ gouverneur du monde, csl donc de s'occuper de rK'npti' et de son idiaraon; comme aulrefois llorus, (jui rommenee à |)àlir devant lui, \\r devient le dieu de 1 empire, dieu national (dev(î au-dessus des divinités locales, comme le roi s'élève au-dessus des fonctionnaires dans les nomes, l'n (h^voir nouveau s'impose au roi et à son peuple : être reconnaissani à lU" eticlui lémoigner par des temples, et des sacrifices. Ouserkaf donne l'exemple, et ses successeurs le suivent. Knsuile, Kakai fait unc^ autre innovation dont nous avons déjà parle; il ajoute à son nom royal un nom NefererkertV, choisi de façon (jue ce nom attribue au roi, parmi les ([ualités d(^ lie, celle de la « beauté du Ka de WiV ». C'est ce nom (jui est employé presque exclusivement dans ses inscri|)tions ; tous ses successeurs agissent de même, |)rcsque sans exception. Dès la IV' dynastie, mais dans des cas tout à fait isolés, on appelle le pharaon « (ils de Kè'»; celte dcsigiialion devient plus fré(juente sous la V"" et la Vl^ dvnasties; mais c'est seulement sous le Moyen l']mpire, de|)uis la dynasiie héracléopolitaine et la XI"" dynastie, qu'elle a pénétré par degrés dans b^ protocole royal. A vrai dire, lorscjue Neweserré' d(Hlie son temple à Rè', rinscri[)tion ne spécifie pas que le dieu soleil est son père, comme les pharaons, plus tard, ne manqueraient |)as de le dire; mais puis(iue tout pharaon, des (|u'il arrive sur letr(^ne, entreprend aussit(M de construire^ un nouveau sanctuaire au soleil, c'est qu'il se considère bien comme lié à \\r par des rapports tout personn(ds. La religion est envisagée, sous la nouvelle dynastie, à un point de vue tout diflerent de celui d'autrefois : veiller sur elle est mainteiuuil le devoir su-

la V DYNASTIE ET LE CULTE DU SOLEIL — ^i 250

préme du roi. Un décret de Nefererkere', conservé à Abydos, et qui s'applique à tout le royaume, interdit de lever aucune corvée sur les prêtres ou les serfs des temples, et de les arracher aux domaines où ils sont attachés. Le récit du |)apyrus W estcak a beau être une légende; s'il fait naître les trois premiers rois de la V" dvnastie de la femme d'un prêtre de Hé', si [\è' lui-même les a engendrés a afin (|u'ils exercent la royauté sur l'Egypte, construisent des tem|)les aux dieux, alimentent leurs autels, rendent prospère la table d'od'randes où boivent les dieux et leur fassent de riches fondations il) », celte légende contient un fond de vérité parfaitement historique. Peut-être même devons-nous accepter comme véridi(|ue une autre donnée du papvi'us, c'est ([u'Ous(Mkaf fut, avant d(î devenir roi, grand-[)rêtre à Héliopolis. En fait, c'est dans cette ville cpie le nouveau culte s'est h)rmé, c'est d'elle (pTil aura pris son essor, comme du foyer de la \ ie religieuse en l^gypte.

[.a désignation <- lils de Wè" » se trouve dt'jà sur un sceau de Mykerinos (Nkwhkiiuy, Sranths, pi. \', H) et môme auparavant sur (|uel<iues statues de (^liephren, à coté des mentions: .< te grand dieu » et a le l»on llorus» (1^«)H( HAUDT, /\V//<j/or/, n«» 15, 17); sous la V« dynastie, nous In l'encontrons à Wadi Maiifhara. applirpiée à Xeweserrê' et à Tetken'^', Lh.. II. ITri a, 89 d, mais nulle pai*t cette désii<-nation ne constitiie un titre distinct, elle s'ajoute au conli-aire après le nom du couronm^nent ou le nom d'Horus; enlin, elle est a{)j)li(juée à Ounasdans son temple funéraire, \iin. du .sv/v., Il, i>,-), et à Pepi I*', Lh., II, 115e. Pour Teti, cetteap[)ellation < fils de Hê' )> se trouve incluse dans le cartouche roval [mais non j)asaux textes de sa pyramide); elle apparaît dans le cartoiiclie une t'ois pour Pepi P'" (Sirrui:, Urk.drs \.li.,\). 97) et poui'Pepi 11 (////f/., Iti), <'t de même encore sous la XP dynastie. Le premier cas, exception faite du cai'touclie royal, où elle précède le nom du roi estcelui d'Vchtoes. — C'est Sktui: «pii a reconnu, i./.,-i7, 18S9. 111 sq., que les

(1) Ce sont là les phrases sféréoty[)ées qui, à répocjue suivante, définisseot les devoirs de tout Phaiarjn reconnu légitime. Notons aussi que le papyrus dit des trois enfants qu'ils portent lacoitlure royale hariolée, et qu'ils naissent avec des niemhres dorés : c'est dire qu'on se les représente tels que les statues rovales.

l'ancien empire

U-nples solanos a„,.aHenai..nt n la V .lynastie; il e„ a drossé une liste qui a été conli.mée par les dates retrouvées sur la pierre de Palernie. Voici cette liste avec les noms des temples: 4» Ouserkaf : Sop-rê'.

■i« Sal.iourO' : Sochet-r^'.

3» Nel'ererkeré'-Kakai : Ast-jel>-rê'.

i" Neferfrè' ou Clia'ueferê' : Hotep-ré'.

(L'un deces deux rois au court règn.- na construit aucun sanctuaire. Puisque Ti remplissait une fonction dans un san.luaire llolop-rê ,1),; HoL.iK, VI rr. ,lyn.. 95), cesl (lu'il était plus ancien que Neweserré .) 5° Neweserré' lui: Sespou-jeli-r^'.

6«Menkeouhor: Kchoul-nV. . ,

Vsosi et Ounas n'ont |.as construit de sancluaire du sol.Ml.yuoiqu U

soit toujours imiirudentde lirer.un mv,»»,.'»/»», ,. sil.-nlio. le seul lail

nue le culte .le Hé' ne se manifeste jamais avant la V" dynastie (pas

même dans les textes des pyrami.les) <loit sulT.re pour démontrer que

ce culte n-existait pas auparavant. C'.-st en partant de .•cite idée qu'on

appréciera à sa val.-nr le papyrus Wkstcvi,. En eMminant le temple

solaire de Xeweserré' (qu'on airpelait jadis la pyramide de Hij,'a ou

d'Abou-Gourab. au iior.l d'Al.ousir), Von B.ss,>,;.1îo„c.uui.. et S^ua,:-

Kiunous ont fait connaître le plan cl le caractère .le ces édifices;

v.les comptes rendus détaillés ap. \./., 'M. H8. 39; U/». ''-'';''';-

OrienUjes n» 10, et l{.)iu.iivi<i.T, Hi'Iu'ilUjIum ./.'.s Vc»..,.s<'rn- . lUI. t, I.H),>.

Restes du templ.- solaire d'Ouserkaf. ap. Bou.i.aiu.., C.rnMn.U: ,\e.

Sohiiir' 1 IWs. Cf. la.l.'scription donn.-e par Pi'aiiclii .lu sanctuaire

du soleil situé sur le itImumI du plateau .lés.-rtique. à lléliopolis. .-t

celledu temple voisin. avcob.-lisque et barques solair.'sd.i matin et d.i

soir (ligne m sq.). Dans les inscriptions, la .M.nstruction ru forin.' «le ,lé qui'sert de d.Herminalif au nom .lu temple, est taut.'.t surmontée d'un obélisque. tanl.M u.' lest pas. quoiqu'il s'agisse U.ujours .b. même sanctuaire ; ces variantes semblent n'avoir aucune importance. Les noms. t.- Soclietiv .-t .l<- Motepr.-' da.isl..toml..-au .!.■ Ti ( Hr. HouiiK, 17 pr <(y;..,94sq.) sont en outre dét.'ruiinés |mr le sign.' d.- la vill.' : la ville royale était donc située au pied .lu t.-mpl.> solaire, .;oniine nous en avons la preuve pour Ni'weserr.V.

251. Comme les pyramides, les temples .le Uè' de la V" dynastie s'élèvent sur le bord du plateau désertique occidental, derrière les villes royales dans la ré-ion de MemphLs. La .lisposition de l'ensemble rappelle le plan adopté

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