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que ceux (jui menaient aux temples funéraires des pyramides: les tableaux des saisons se rapprochent étroitement de scènes aiialo<j^ues sur les murs des mastabas; — elle n'en est pas moins une conce[)tion géniale, cl, par la maîtrise de l'exécution, cet édifice ne trouve guère son pareil paimi les édifices religieux de lous les temps.
252. Si Ton s'en tient à l'aspect extérieur, ce culte de lié', introduit par la V^ dynastie, ne fait (|u'ajouter un dieu nouveau aux dieux anciens. Le culte de ceux-ci n'est pas célébré avec moins de zèle de la part des rois, cpii ne font pas moins de fondations en olTrandes et en terres pour eux (|ue pour le dicMi du nouveau sanctuaire ; ou adorera eu outre, dans le sanctuaire de Uè', un sosie (jui s'est plus tard confondu avec lui, le dieu de la lumière « llorus de rilori/on » et la déesse du ciel, Hatbôr. C'est par là d'ailleurs que ce culte se distingue essentiellement d'un autre culte solaire, celui (|u'Eclienaton fondera plus tard. Néanmoins, il faut ])ien reconnaître dans la forme même du culte de Rè' quelque chose qui le diflérencie profondément du culte des autres dieux. Avec lui, un élément surniilurel, une conception supérieure de la divinité se font jour dans la vie des l'gvpliens et, en même temps, cette idée de royauté divine (jui s'était imj)Osée sous la IV'dynastie d'une façon exclusive, trouve un contrepoids. Si le devoir du Pharaon, dès son avènement, est de se consti uire un lombeau gigantesque, une autre obligation, non moins impérieuse, non moins onéreuse, s'impose en même temps ; c'est de consacrer au culte du dieu Soleil un nouveau sanctuaire. L^effet de cette idée nouvelle se constate quand dès les deux derniers rois de la dynastie on a renoncé à construire pour \\è' de nouveaux temples. Depuis lors le culte de Hé' pAlit, semble-t-il, devant radorati(m des dieux locaux, bien plus profondément enracinés dans la conscience populaire; en réalité, ceux-ci mêmes sul)issent l'influence et la domination de lUV, comme les avait sul)ies autrefois le culli» de
RELATIONS EXTÉRIEURES DE l'aNCIEN EMPIRE — ^ij 253
rAtoumou de Ibdiopolis. Pour les théologiens et les gens cultivés, les divinités locales ne gardent quelque prestige ([n'en tant que manifestations de lié ; (juant aux déesses, elles deviennent des déesses du ciel, des mères du soleil (§ 272). L'idée de royaule a |)aitagé le même sort : si le Pharaon est regardé comme le fils du souverain de l'univers (§ 250), d'un côté son jirestige s'en trouve accru, mais, d'un autre coté, sa personnalité se trouve subordonnée à une idée religieuse encore plus élevée. L'attitude du roi envers son père Ré' n'est plus celle ([ui dérive de droits (îgaux, celle qu'occupait autrefois parmi les dieux l'ilorus vivant qui était sur le trône: le pharaon se déclare au conlraire le fils obéissant de Ré , qui exécute sa volonté. C'est pourquoi, par la suite, on ne dit plus de lui qu'il est un « dieu grand » comme sous l'Ancien lunpire s:^ 236 ; on ne l'appelle plus que le « dieu bon ».
liel< liions extérieures de iAnrien Empire.
253. D'une façon gémnale, il semble (|ue b^s trois siècles de l'Ancien Kmpiie aient (Ué une période de paix. (Certes, il fallut combattre à l'occasion contre les Barbares qui entouraient l'Egypte ; aussi dans les temples funéraires, les sancluaires de Ré' de la \ ' dynastie, voit-on des tableaux stéréotyp('^s, où le roi apparaît sous la ligure d'un sphinx tenant sous ses giill'es des Asiati(jues, des Libyens, des habitants de Pount. Près des mines du Wadi Maghara, dans le Sinaï,des bas-reliefs rupestres nous décrivent des combats avec le peuple sémitique de ces contn'^es, les Menziou. Un autre grand bas-relief dans le temple funéraire de Sahourê' nous reiiseigne sur une expédition qu'il fallut encore une fois entreprendre contre les Libyens; un grand nombre de chefs, avec leurs femmes et leurs enfants, furent amenés captifs en Egypte. La déesse de l'histoire « consigne par
L ANCIEN EMI'IHK