RELATIONS EXTÉRIEURES DE LANCIEN EMPIRE
ccril le nonilnH; des prisoiiiiiers vivants qui furent ramenés (le lous Jes pays du désert »> ; dans le denoinbrenient du butin, bœufs, ânes, béliers et brebis, l'exagération coutumière aux Égyptiens a forlement grossi les cbilîres. Dès le règne de Snofrou, les Égyptiens avaient des relations jusqu'en Asie, et, bien auparavant sans doute, ils avaient eonnu la Palestine et la côte du Liban (S^î^ 229-232; et établi leur suprématie sur ces jégions. Dans un tombeau de la V^* dynastie, à Deisàse, en amont du Fayoum, Anti, cpii était gouverneur du nome de iïerakleo|)olis, nous raconte des combats en Syrie ; un tableau, dont il ne reste ([ue des débris, nous montre la prise d'une ville qui s'appelle Netia. Les ennemis ont le type sémitique, ils portent toute la barbe, leur longue chevelure est nouée, et ils sont vêtus d'une longue robe ; comme armes, ils manient l'arc et la massue. Les Egyptiens qui combattent devant la ville couvrent les ennemis de flèches, ou bien les empoignant [)ar la chevelure, leur coupent la tète avec des haches de guerre ^à lame métallique courte et semi-arrondie). Ensuite, ils font brèche, avec de longs épieux pointus, dans le rempart en briques d'argile, fortifié par des bastions; puis, ils appli(iueiit des échelles [)our donner l'assaut ; des femmes et des enfants soignent les blessés et prêtent l'oreille au bruit des Egyptiens perçant la muraille ; le chef, assis sur son trône, s'arrache les cheveux en apprenant (|ue les l^gyptiens l'ont irruption dans la ville ; plusieurs guerriers brisent leur arc en signe de désespoir. Plus bas, on emmène les prisonniers, notamment les femmes et les enfants pris pendant le pillage. Pour compléter ces tableaux, nous avons aujourd'hui les grands basreliefs du temple funéraire de Sahouré' ; ils nous font assistera l'embarquement, dans des navires propres à naviguer sur mer, d'un corps de troupes qui se rend en Asie, sans doute sur la côte phénicienne ou celle du Liban. Nous revoyons ces vaisseaux remontant le Nil, lors du retour victorieux au pays; leurs équipages saluent le roi en poussant
des cris de joie et contraignent les chc^fs sémites, dont le navire est rempli, à se joindre à leurs acclamations. Quelques fragments de tableaux nous montrent aussi des ours, rendus avec un réalisme parfait; ils ne peuvent provenir que de contrées asiatiques. Ils sont attachés, peut-être pour être mis en cage ; à côté d'eux nous voyons de grandes cruches d'argile, d'aspect étranger. En |)résence de pareils témoignages, il n'y a plus lieu de douter que, dès l'Ancien 10mpire, la Palestine et la côte de Phénicie ne fussent comme plus tard dans une sorte de dépendance vis-à-vis de TEgypte. Les guerres que nous avons constatées ici se continueront sous la VI' dynastie (§ 266).
Les pharaons dont le nom est cité à Wadi Maj^hara sont Sahourè', XewesernV, Menkconlior, Tetkerô', Asosi, Pepi l" et F^epi II ; A/>., IL 39, lit), lo2 a ; Sktiik, Urk. des A. H., 3^2, 53 sq., 91, 112 ; Wkill, tiec. (les insr.du Sinaï, p. 103 sq. Toml)eau de Anti : PF/niiK, Dcshdsheft, pi. 4; VON liissiN(;, /^ec, 32, 40 sq.— Guerres de Siûiourè' :.MilL(lerI).(>rû'ntiiesell. n"3i; Boiu.iiAïujT Grabdenkmal dcr Kôniys Sa/iure', \U\. IL 1913. — Sktuk, .\.Z., 45, 140 et ailleurs) traduit (( Phénicien » le mot Fnrlum parfois employé dans les textes égyptiens pour désigner les pays barbares vaincus ; mais il est dillicile de lui donner raison : (|»otvixcç et Fiiclioii n'ont d'élément conunun entre eux que la [)résence de Vu ; du reste, il est probable que <I>oîvix£; est d'origine grecque. Fnrhuu est une épitliète qui signilie à peu près a assujetti, enchaîné » (c'est Tinlerprétation adoptée par \V.-M. MïM-kk, An'wn ////</ /w/ro/>^/, 208 s., et Masi'kuo ; cf. aussi Haij., /^cr., 34, 35 sq.).
234. Au sud, la Nubie a été partiellement soumise, dès Cha'sechem ^§ 214) et Zoser ^§ 230), jusqu'à la frontière sud de la Dodékaschène, près de Maharracja itlierasykaminos). A j)artir de Snofrou (§ 232), les Egyptiens cherchent à ariêter la pénétration des Nègres, qui sont devenus la population prédominante en Basse-Nubie. C'est ce qui explique pourquoi le dieu local des Nubiens, Tetwen, apparaît si fréquemment dans les textes des pyramides. Il fallut sans doute entreprendre des razzias à intervalles rapprochés ; nous voyons à Eléphantine un monument d'Ounas, connué-
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L ANCIEN EMPIRE