‹ Histoire de l'antiquité [microform]Chapitre 90 sur 172 · I.A CIVIIJSATION DE l'aNCIEN EMPIHE. l'aRT — S · texte numérisé non relu

I.A CIVIIJSATION DE l'aNCIEN EMPIHE. l'aRT — S

morant une victoiie. Ensuite, sous la VI' dynastie, la doniination é<i^y[itienne s'étendra juscju'à la deuxième cataracte ijii 2()r) . JiCs tribus soumises, non seulement suivent Tarmée pendant la guerre, mais encore fournissent au roi, quand il veut en enrôler, soldats et gendarmes en giand nombre cf. 5j 274) ; on apjxdb^ c(;ux-ci des « nègres paciliés », et ils s'en vont jouer au maître parmi les paysans égyptiens, dans les villages (jui ne sont [)as protégeas par (juel(|ue [)rivilège particulier. Sur la mer Rouge, le trafic avecPount ^ 229 se conlinuc, mais il seml)le avoii* le caractère d'une entreprise royale, réservée au seul pharaon. Dans la dernière ann(^e ^la treizième du règne de Sahourè, on amène en Kg\[)le les produits du pays de Mafkat mines du Sinaï, ^ 212) et de Pount; ce sontS.UOO arbres àmvrrhe etaulres bois d'essence rare, ainsi cpie de l'or; dans le temple funeraii'e, nous vovons les dieux ([iii amènent des prisonniers d(^ Libye et d'Asie à Sahourè\ et aussi un grand nombre d'habitants de Pount. Dans un document de Vc\n H ^ 2(m), noiis lisons que sous Asosi « le chanceber du dieu » ij^ 241' ramena de Pount en Kgypte un nain fancfj (ju'on employait pour exécuter des danses religieuses.

Sur les Nègres, v. notanuiieiit le décrt^t de Pepi 1^',?^ "24i n., puis l'inscription (l'Ouna, 1. lo sq.,et Sktiii:, />/»•. ^/^'s V. /^, p. i 10 ; voir plus bas ^^K)"}. Ouiias à Élci)hîuiline : Skthi;, /. r., 6!) (Pktiuk, Snisoii, 1i>, M'I). Sahonrè': [)ierre de Païenne, verso, 1. A; Asosi : inscription de IJrichonf (i^ 2t)5) (1, li^nie 7 sq. Fonctionnaires de Sahonir cl d'Asosi en .\nbie: \Vi:i(ivi-i, \iiliqi(Hirs(>f LotvenXulna, pi. 56, 1-3 m 58, "28-30.

La civiUsdiion de F Ancien Empire. LWri.

25.^. La V' dynasiie leprésenle ra|)ogée véritable de l'Ancien Eni|)ire. Les bas-reliefs des lombeaux, les sculptures dans les temples nous inspirent une admiiation, toujours empreinte d'une nouvelle surj)rise, à la vue de cette civili-

sation |)rodigieuse, (jui déjà fleurit dans la vallée du Nil vers le milieu du troisième millénaire avant Jésus-Christ, et que les épo(|ues suivantes ont eu peine à dépasser sur quelques [)oints. Dans toutes ses nianifestalions, elle respire la sécurité d'une vie agréable et confortable, et c'est ce sentiment <[ui fait naître l'adoration du soleil et gouverne son culte. Les principes essentiels de la vie artistique comme de la vie politicjue sont déjà constitués à la fin de la IIP et et au commencement de la IV" dvnastie ; mais les formes |)ai*ticulières qu'ils revêtent de génération en génération, témoignent d'un progrès croissant dans la réalisation et le sentimenl du style, et finissent par trouver leur expression complète, allant souvent juscju'au raffinement, dans les productions de la \ '' dvnastie.

Sur le développement de l'arl égyptien, cl*., ontreles on\ raines d'Ka- MAN, de l*Kui<(n et Cnn>ii:/,, et de nond)renses études de Maspiiio, nn bonrésuméde H. SciiNKn)i:u ij^ 158 n.), p. 58 sq., et anssi : H. Kai i/scii, hic hUdenilc l\nn>il iiiid <lti^ Jrnsrif>i, 1905. Nombrenx nionninents, notaninienl statnes, reprodnits de l'aron excellente, ap. v. PissiM;-Bi«b<;KMAiNN, Driikni actf. Shnlithu'cn . Ponr les statnes du Caire, voir le Cnlnhujnr de HoucHAHDi. lui outre, Smuaii-Hiiui, (jesi-li. der aey. huftst, 1903.

2r)G. l^]n arcliiteclure, la IV' dynastie est encore dominée par la recherche de Lellet colossal, obtenu pai* les dimensions énormes; elle a atteint son idéal dans les Pyramides de Gizeh, création la plus démesurée, qu'aucun peuple, depuis, ait jamais pu concevoir ou réaliser au même degré. Les formes les plus simples s'accom[)agnent ici d'une minutieuse habileté technique dans le travail, l'assemblage des blocs de pierre. La même sobriété de la forme régné dans les temples et les porti(iues monumentaux. Mais par la grandeur des dimensions, par les masses colossales des piliers et des architraves monolithes, par le contraste de couleur entre le granit sombre et soigneusement poli et les pavements d'albâtre clair, cette simplicitc' atteint à une puis-

L ANCIEN EMPIRE

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