LES FEMMES ET LES ENFANTS
inililain\ s'altaclicnl à une piopricHé dcltMiiiiiKM^ ce (jui se produit (rordinaire ronjoiuleiiHMd au piooivs de la |)iopriélé foncière el de 1 liérila^e. Les mesures juri(li(jues coiiceruaiit les filles épielèi-es alleigiieul e^^alenieul alors un j)leiu déveloj)[)eiueul, poussi» souveni jusipTau |)lus pelil détail.
Lei^ femmes et les enfants. Le conseil des anciens .
f/lérarc/ile sociale.
20. l'ouvoiis-nous admettre comme Tétai le plus priiuilil d'une horde humaine une entière égalité juridique de tous les membres, — facteur (jui, (Tailleurs, pouriait toujouis se croiser avec les difîérences j)ersounelles de force physique cl de dons psychi([ues ? C'c^st une (jueslion à la(|uelle il sérail difficile de répondre avec ceititude. Mais, jnème dans celle su|)[)osili()n, la communauté tribale ne se compose (|ue des hommes adultes et en état de se battre. En face d'eux, les femmes et les enfants forment un élémenl environ d<Mi\ fois aussi nombieux, (|ui ne [xmiI subsisler par sa |)ropre force, et ne peul j)rtMidre,au plus,(|u'une part tout à fail restieinlc à la défense guerrière de Tindépendance et de la [)ropriété du groupement. Les essais, (|uelquefois tentés, de mailiiseï la nature en formant un corps (Tamazones, composé de vierges armées, ne sauraient jamais èlre que des bizaireries isolées; et la partici|)ali()n (h's femmc^s mai-iées à la guerre national(\ (|ue nous liouvons à son plus haut dévelo[)pemeiil chez la tribu iranienne des nomades Sauromates, el aussi, en des occasions particulières, lors de grandes expéditions par exemple, chez les Celtes, les Germains el bitMi cTaulies peuples, n'est malgré tout (juiin renfort prêté en cas (k* besoin. Le develop[)emenl, chez Tensemble des femmes (ainsi (|ue des enfants) de la hibu, d'une capacité militaire
,Mrale à celle des hommes, développement ([ui consliluerait la condition nécessaire de leur égalité de droits au scinde hi communaulé, est chose [)hysi(|uement impossible. Toul au conlraire, les femmes et les enfanls, élant réduits à compter sur hi sollicitude et la prohulion des hommes, se Irouvent vis-à-vis d'eux (hnis un rapport de dépendanci^ juridi(|ue. Oiianl à èlre (U'M)ourvus de droils comme Tesclave pris par force ou achelé, ce n^^st jamais l(Mir sort. Car les femmes sont, elles aussi, des membres du groupement social, de uwme sang el ayant grandi sous le même régime que les jiommes : lors même (|U(\ (huis le mariag(^ patriarcal pleinement dévelop|)é, elles deviennent la [)ossession (Tun homme étranger, elles i-eslenl néanmoins en relation juri- (h'(pie, ou du moins, si le mariage supprime Tai)|)art(Miance M\ chm, en rehition persoinndh^ iwec les leurs; el les garcous, h)rs même (pTils sont dabord regardés comme jdeine propriété du ])èr(\ doivent pourlanl (h'venir un jour des membres égaux en droils aux autres membres du groupement, el remplacer la génération présente. Ainsi prend naissance une opposition euive les revendications juridiques les plus dilléienles, s'enlre-croisant en sens divers, et les conditions de fait : (qq)osition (|ue le régime juridi(jue juême le plus evobu' n^'st pas capable de dissiper absolument. Si impérieusement (|ue soient admises certaines normes générales et (pn^ les fasse régner la force coercitive (hi droit, le détail des cas dépend ici essentiellenu^nt des facleurs j)urement individuels et des conditions sans cesse changeantes du moment. Nous avons déjà vu (pielle variété de formes a revêtu chez les diiîérenls peu[)les le droit mainmonial el domesli(|ue. Mais partout, à ccMé de la revendicalion de la soumission absolue, et en condit avec elle, se fait jour,— au moins à Toccasion, mais plus lard, souveid , (Tune façon décisive, -- le droit indépendant des femmes ainsi que (les enfants. Chez des tribus qui ne connaissent pas, juridi- (|uemenl, la nolion de père, — dans ce i\unu nomme le ma-
l'Évolution politique et sociale