‹ Histoire de l'art (volume 2)Chapitre 36 sur 79 · L’ART OFFICIEL · texte numérisé non relu

L’ART OFFICIEL

Art officiel et art national. — L’art royal d'Espagne avait été, au temps des Rois Catholiques, la forme la plus opulente d’un art national. C’est dans l'église des Rois, à Tolède, dans l’église de la Reine, à Miraflores, près de Burgos, que l’art mudéjar , toujours vivant, s’était uni aux arts du Nord pour produire des combinaisons inconnues au reste de l’Europe. L’art italo-antique, lorsqu’il pénétra en Espagne, ne lit d’abord qu’enrichir de motifs nouveaux cette complexité merveilleuse. Il lui fallut un demi-siècle pour éliminer peu à peu les éléments musulmans et « gothiques » de l’art espagnol et pour imposer à cet art le rythme des formes et des « ordres », qui allaient régner sur le monde moderne. Ou a pu suivre (t. I Y, 2e partie, liv. XIII les progrès delà Renaissance dans les monuments élevés sous le règne du pet i t-fil s de Ferdinand et d Isabelle, qui était aussi le petit-fils de l’empereur Maximilien et qui fut Charles-Quint .

La monarchie espagnole devait aux Rois Catholiques son unité et sa richesse. L’écrasement des Comuneros, au début du règne de Charles, prépara l’établissement d’un absolutisme, dont la rigueur fut achevée par la bureaucratie de Philippe IL Jusqu’au temps de Philippe III. le souverain profita le premier de la prospérité agricole et commerciale du royaume, qui ne déclina qu’à la fin du xvie siècle; il détourna vers son trésor le plus clair du Ilot d’argent et d’or que l’Espagne recevait du

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