‹ Histoire de l'art (volume 2)Chapitre 4 sur 79 · VT · texte numérisé non relu

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San Francesco de Brescia, date de 151 1 ; il représente les principaux saints de l'ordre franciscain agenouillés ou debout devant le trône de la Vierge (lig. 298); noble composition qui a son pendant harmonieux dans le retable de 1515, exécuté pour les moines de Santa Giustina de Padoue, et conservé aujourd’hui au Musée de cette ville; c'est une œuvre comparable aux plus harmonieuses créations de Bellini, dont elle s’inspire manifestement. Une autre Madone entre deux saints, de 1521, et une Cène, se trouvent au même Musée de Padoue; une Nativité, des Noces de Cana sont au Musée de Brescia; une belle Assomption de la Vierge à Sant’ Alessandro de Bergame; et il y a de notre peintre, en diverses galeries, des portraits < j h i paraissent d’un bon imitateur de Titien. 11 eut quelques élèves qui méritent d’ètrc nommés : Girolamo Muziano, Galisto da Lodi, Lattanzio Gambara.

Moretto. — Alessandro Bonvicino, surnommé le More, ilMoretto, grand et délicieux artiste, ne peid être connu à sa véritable valeur que dans sa patrie; les meilleures de ses peintures, plus des deux tiers, n’ont point quitté Brescia. Né en 1498, à Brescia (et non pas, comme on l’a cru généralement, à Bovato), d'une famille de peintres, il fut, ainsi que Romanino, l'élève de Ferramola. Etudia-t-il à Venise même les œuvres de Palma et de Titien, on en reçut-il l’influence au travers des compositions de ses rivaux plus âgés, Romanino et Savoldo, on ne saurait le dire ; toujours est-il qu’il fut précoce; à la galerie Lochis de Bergame, on voit de lui un Christ au donateur, de 1518, qui a longtemps porté le nom de Titien, et ses belles fresques de la chapelle Corpus Domini, à San Giovanni Evangelista de Brescia, la llécolte de la Manne, Elle au désert, la Cène, des figures de Prophètes et d’ Évangélistes, le montrent, en 1521, à vingt-trois' ans, infiniment supérieur à Romanino, et en possession déjà de toute sa maîtrise. Un petit nombre seulement de ses peintures, à l'exemple de celles-là, sont datées el permettent de suivre les étapes d’un génie si riche et d’une invention si variée : c’est, en 1520, 1 Ascension de la sacristie du dôme de Brescia, et le beau portrait d'un noble seigneur, à la National Gallery de Londres; en 1550, le tableau d’autel de San Francesco de Brescia, avec sainte Marguerite, saint François el saint Jérôme-, en 1533, la ravissante image votive de la Vierge du sanctuaire de Paitone ; en 155!), le Saint Nicolas du Musée de Brescia; en 1540, la Madone apparaissant à des saintes, de San Giorgio in Branla de Vérone; en 1542, la Madone apparaissant à saint François, du Musée de Brescia; en 1544, le Repas chez Lévi, de Santa Maria délia Pietà à Venise; en 1554 entin, l’année même de sa mort, la Déposition de croix de l’ancienne collection Weber à Hambourg. En 1550, à l’âge de cinquante-deux ans, il s’était marié; il mourut laissant trois enfants, et il lut enseveli dans la peti te église de San Clemente de Brescia.

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Ce contemporain de Corrège n’est pas moins ingénieux que lui à diversifier les arrangements de ses tableaux de piété en y introduisant les plus délicates observations de nature; tantôt fidèle au rythme de Bellini, tantôt habile, comme Lotto, à renouveler par un réalisme subtil et délicat toutes les anciennes inventions. Mais il diffère de Corrège et il est supérieur à Lotto par le charme indicible de ses figures, ce quelque chose de doux et de chaste dans la noblesse, ce sourire tendre, cette onction sans mièvrerie toutefois et sans apprêt que montrent les gestes paisibles de ses acteurs dévots. Là-dessus un dessin moelleux, une entente des lumières et des ombres qui rappelle le sfumato léonardesque ou corrégien, ou, si l’on préfère, l’enveloppe merveilleuse des fresques de Luini au Monastero Maggiore de Milan; mais, ce que n’a point connu Luini, une fraîcheur, un velouté des tons où les roses, les verts, les orangés ont conservé sous l'émail du temps comme une pulpe de fleur; voilà ce qui conquiert les regards et les cœurs à la peinture de Moretto.

Il a mis toute son âme dans l’ex-voto naïf du sanctuaire de Paitone, V Apparition de la I ierge à un enfant sourd-muet , qu il peignit sur les indications mêmes du pâtre miraculeusement guéri — imaginez notre Puvis de Chavannes peignant les apparitions de Lourdes — et rien n’est plus finement tendre et spirituel que le Saint Nicolas présentant des enfants à la Vierge qui a passé de la petite église de la Madonna dei Miracoli à la Pinacothèque de Brescia f lig. 299). La \ ierge, <pie Jésus caresse d’un mouvement si vrai et si vif, se penche, de I autel oïi elle est assise, vers les quatre enfants bien sages qui apportent leurs jouets, des fruits ou des gâteaux; l’aîné même, fièrement, soulève des deux mains la mitre blanche de l’évêque qui les conduit comme un bon grand-père.

Phot. Alinari.

Fig. 299. — Saint Nicolas présentant des enfants à la Vierge, par Moretto.

(Galerie Martinengo, Brescia.)

Il y a la mémo effusion de tendresse religieuse dans l'un des retables de San Clemente de Brescia, celle église si riche en peintures du maître : la Vier (je, assise sur un trône fort élevé, derrière lequel des têtes de séraphins se jouent dans les nuages, se tourne bénignement vers sainte Catherine de Sienne qui s’agenouille pour recevoir une branche de lis, tandis que de l'autre côté le petit Jésus, en chemise blanche, debout sur un genou de sa mère, passe l’anneau de fiançailles au doigt de sainte Catherine

(V Alexandrie. Au bas du trône de marbre, d’où pend un beau tapis (l'Orient, saint Paul et saint Jérôme adorent l'Enfant divin. Les autres autels de la nef de San Clemente portent, l'un une Sainte Cécile , l’autre un e Sainte Ursule entourées de , sainis et de saintes, un autre les figures (Y Abraham el de Melchisédech ; au maître-autel, Saint Clément , debout entre saint Antoine de Padoue et saint Florian, sainte Lucie et sainte Madeleine, au centre d’une colonnade que surmonte un balustrc, contemple la Vierge et l'Enfant un peu bizarrement assis parmi des arceaux de Heurs que tressent des angelots; il y a là, dans une harmonie de couleurs chaudes très plaisantes à de l’étrangeté

Fig. 500.

I’hot. Alinari.

La Vierge glorieuse et cinq martyres, par Moretto

(San Giorgio in Brailla, Vérone.)

l’œil, un pei (pie l’on reproche parfois aux compositions de Lotto.

Mais Morello est plus simple à l’ordinaire, même quand il s’attache à renouveler, comme il l a fait en trois retables différents, tous trois à Brescia, au séminaire de Sauf'Angelo, à San Giovanni Evangelisla et aux Santi Xazzaro et Celso, le sujet tant de fois traité du Couronnement de la Vierge. C’est h* troisième de ces retables qui est incomparablement le plus beau, dans son allure Inuit' raphaélesque, avec ses saints agenouillés ou di'luml dans un lumineux paysage, <d l’éclat de cette gloire de nuages ('I de chérubins où apparaissent les ligures du Christ et de la Vierge. Le Saint Antoine de Padoue as>is sur un trône et dressant triomphalement la tige de Iis fleurie, entre saint Antoine ermite et saint Nicolas de Tolen-

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lino, est une des plus nobles peintures de la galerie Martinengo de Brescia. Dans la même galerie, un grand tableau de la Nativité semble inspiré d’une des plus belles fresques de Luini, a Saronno. h' Assomption du dôme de Brescia rivalise non sans bonheur avec la toile célèbre et puissante de Titien. A Venise, en 1 544, dans son liepas chez Lévi de Santa Maria délia Pietà, Moretto a voulu lutter avec Titien encore, et l’aima et Bonifazio; sa perspective est

médiocre, ses architectures petites; mais il n’est pas impossible, et ce serait beaucoup, <pie ce tableau manqué ait éveillé un jour la grandiose fantaisie de \ éronèse.

Dans la petite église de Santa Maria in Calchera, de Brescia, le peintre pieux et amoureux s’est retrouvé lui-même en ne conservant du sujet évangélique fine la note d’édification :

la pécheresse repentante et prosternée qui essuie de ses cheveux blonds les pieds du Christ. Il a prodigué des trésors dans les villages qui avoisinent Brescia ; à Manerbio, à Mazzano, à Pralboino, où il y a une Vierge assise sur les nues, entre saint Joseph et saint François (avec d’autres saints en prière sur le sol , qui esl une figure d’une dignité vraiment royale. Non moins belle et suave nous apparaît la Vierge du Musée de Brescia, avec l'Enfant blotti à son giron, et le petit saint Jean qu’elle caresse, planant dans une irradiation de lumière, sous la coupole d’un portique qui nous laisse voir un paysage immense, encadré par 1rs ligures de deux saintes debout et de deux évêques agenouillés. Nulle part peut-être il n’est plus délicat et personnel qu’en une toile qui suffirait à lui mériter mieux qu’à aucun artiste de Venise le nom de peintre de la Madone et des vierges, le doux retable de San Giorgio iu Braida de Vérone ( lig. 500). Cet le même église possède un des chefs-d'œuvre de \ éronèse ; mais, au sortir du tumulte de couleurs et de gestes dont le Martyre <le saint Georges fatigue l’esprit tout en l’émerveillant, que l’on esl heureux

Pliot Hanfstaengl.

Fig. 301. Sainte Justine, par Moretto.

(Musée Impérial île Vienne.)

de sc recueillir dans l'harmonie claire, argentée, originale du chef-d’œuvre de Morel to ! Que l’on sent délicieusement planer sur les nues cette Madone si pure, dont les chérubins soulèvent le manteau comme deux ailes, et que l’on goûte donc intimement, avec la bonté joyeuse de 1 Enfant divin, le calme surnaturel, la musique ineffable de la « conversation sacrée » de ces cinq vierges, Cécile, Agnès, Catherine, Barbe et Lucie! C est une des j > 1 ii s belles pages de l’art chrétien.

Moins chrétienne assurément, mais combien séduisante et royalement noble, la Sainte Justine du Musée Impérial de Vienne, sœur charmante et

superbe de la Sainte Barbe du vieux Palma (fig. 501)! Debout dans un lumineux paysage, cette belle Vénitienne, qui lient une palme d’une main, tandis que de l’autre elle drape autour de sa robe de satin rose les plis de son manteau d’or à grands ramages noirs, semble écouter avec une grave indulgence la prière implorante que lui adresse un seigneur agenouillé; donateur ou amoureux? S il y a une équivoque dans le tableau, du moins la belle licorne blanche qui s’agenouille, elle aussi, aux pieds de sa maîtresse, atteste sa chasteté. Ces jeux subtils, qui furent chers aux Florentins du xve siècle, sont bien encore selon l’esprit d’un Bellini; et le tableau (b; \ ienne, longtemps attribué à Pordenone, nous montre pour une lois Morctto héritier d un Giorgione et rival d’un Titien. Ces deux por- I rails en plein air — car la sainte Justine garde évidemment la ressemblance de quelque noble dame — sont d’un maître digne de lutter avec les plus grands. Et Moretto, en effet, pour les quelques portraits d’hommes qu il nous a laissés, mérite une part de la gloire que l’on a départie à son disciple Moroni. Le noble seigneur que I on voit à la National Gallery de Londres, debout, accoudé à un portique dont la marche porte la date de Lrjit n esl-ee pas celui-là même qui tout à l’heure implorait sainte Justine?), 1 autre, du même Musée, en loque de velours à plume blanche, en nian- !<‘au de salin bordé d hermine, accoudé sur une pile de coussins d’un air indolent de rêveur, le docteur austère de la Pinacothèque de Munich, le professeur du Palazzo Bosso de Gênes < tig. 302), ne s’imposent-ils pas à notre souvenir comme les effigies d’un Holbein?

Phot. Alinari.

Fig. 302. - Un professeur, par Moretto.

(Palazzo Rosso, Gènes.)

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Moroni. — Il est certain que Ilolbein même est dépassé — car il est avant tout un merveilleux dessinateur — par les portraitistes vénitiens de la grande époque; avant Velasquez, il n’y a pas de peintres de portraits que l’on puisse égaler à Titien, si ce n'est peut-être Lotto ou Moretto, et surtout Moroni. Giovanni Battista Moroni, né en 1525 à Bondio, près de Bergame, alla faire son éducation de peintre à Brescia, dans l'atelier de Moretto. Disciple docile, il peignit à Bergame et dans quelques églises de la région des tableaux de sainteté auxquels manque le charme tendre et pénétrant du maître; sous la couleur délicate où les gris et les noirs dominent par endroits, le dessin a une noblesse un peu molle. Il faut dire que, pour la plupart, ces peintures appartiennent aux dernières années de l'artiste, qui mourut non pas âgé, mais usé peut-être, à cinquante-trois ans, en 1578 : le Couronnement delà Vierge de Sant’ Alessandro et la Madone du dôme de Bergame sont de 157b; la Madone entre saint Pierre et saint André, de l’église rustique de Fino del Monte, porte la date de 1577 ; enfin celle du village de Parre et le Christ en croix adoré par saint Antoine de Padoue et saint Bernardin, du village d’Albino, la Cène du village de Bomano, et la grande Madone que l'on voit à

Santa Maria Maggiore de Trente, bien que non datées, montrent une facture assez voisine des autres tableaux pour nous convaincre que ce fut seulement sur la fin de sa vie que Moroni s'adonna aux sujets de dévotion. Jusque-là, rien ne semble l’avoir distrait de sa vocation de portraitiste, qu’il exerça paisiblement à Bergame, sans se laisser même tenter, peut-on croire, par les séductions cependant peu lointaines de Venise, auxquelles, vers la même époque, un autre grand peintre de Bergame, plus curieux, plus capricieux, et certes d’un génie bien plus large, Lorenzo Lotto, ne demeurait point insensible. Moroni, aussi bien que Moretto son maître, connut Venise dans l’atelier de Lotto; mais là même, un doux esprit d’intimité, le sentiment profond de la petite patrie l’emportaient sur les tentations païennes et mondaines. Comme on ne peut bien connaître Moretto qu’à Brescia, c’est à Bergame qu’il faut se rendre pour apprécier le génie tranquille de Moroni.

Phot. Alinari.

Fig. Ô03. — Portrait d’un docteur, par Moroni. (Galerie Carrara, Bergame.)

( lu n y compte, aujourd'hui encore, pas moins de vingt-six portraits de sa main dans la liste attentivement dressée par M. Berenson) : dix-sepl répartis dans les diverses galeries du Musée, les autres en des collections particulières, mais surtout dans celle du comte Moroni, qui possède deux superbes ligures en pied de nobles personnages vêtus l’un de noir, l'autre de rose, et deux ligures de dames en noir. A Florence, le palais Pitti conserve trois portraits, et les Uffizi quatre; à Milan, il y en a un à la Bibliothèque Ambrosienne, .et deux au Musée Brera. Parmi B -s Musées d Europe, c'est la National Gallery de Londres qui est le plus riche en

ouvrages de Moroni; elle n’en a pas moins de sept, sans parler des trois bustes d hommes en pourpoint noir, d'exécution assez ordinaire d’ailleurs, qui vont y entrer avec la collection Layard ; le Musée de Berlin en a trois, celui d’Oldenburg cinq, celui de Vienne deux. En France, le Louvre possède un intéressant portrait de vieillard, vêtu de noir, qui ne vaut cependant pas celui du docteur de Bergame (fig. 505) ; le Musée de Nantes a un buste de femme dont l’expression aiguë fait songer à certaines toiles contemporaines d’Antonio Moro. Mais ce sont surtout les collections particulières nouvellement formées en Amérique, celles de Mr. Théodore Davis, à Newporl, de Mr. James Slillmann, à New-York, de Mrs. Gardner, à Boston, qui détiennent quelques-unes des plus belles œuvres de Moroni.

H sérail oiseux de chercher à les décrire. Toutes se ressemblent par

11.1 C(M 1:1111 air <lr famille, un naturel sans artifice et sans faste, une vie

profonde que traduisent le pli de la bouche et la nuance du regard. Les non-, des vêtements, mariés parfois à quelque ton rouge, ou délicate- :IVIV('S P:u‘ 1 éclat d'une fourrure d’hermine, ressortent sur le gris

1.1011.1 muraille que l’artiste s'amuse à orner d'accidents divers, d 111,0 CÜ,onnr rompue, d'une brèche où poussent des plantes: ainsi dm.> le portrait de noble inconnu, daté de 155t, de la Bibliothèque Ambrosienne, ou dans celui du podestat de Bergame, Navagero, peint e" l:iC3> H c°nscrvé au Musée Brera. Les grandes figures de Bernardo et de l'ace Spini, qui se font pendant, au Musée de Bergame, le mari élégant

mot. liants taengl.

1 i<». I ii tailleur, par Moroni.

(National Galle rv, Londres.)

LA PEINTURE ITALIENNE

soupçonneux et ferme, perfide peut-être, comme un seigneur de la cour des Valois, la femme assez placide et bonasse dans sa tenue d'élégance bourgeoise, manteau noir à traîne sur une robe de soie rouge, éventail de plumes noires sur le bras, annoncent toute la plénitude d’art d'un Velasquez. Au même Musée, un gros homme à barbe blanche, le col de chemise rabattu et familièrement chiffonné, s’accoude lourdement à son fauteuil, en nous regardant avec une complaisance heureuse. Tout Bergame a passé dans l’atelier célèbre, du podestat, des professeurs, de l’homme de loi ou du chanoine au bretteur qui étale fièrement toutes les pièces de son armure, ou, chose infiniment plus amusante, au tailleur dont l’artiste a dû payer les services de son portrait. Et ce portrait (à la National Gallery de Londres) est un des plus parfaits chefs-d’œuvre de tous les temps (fig. 304). Ses chausses rouges à crevés, son pourpoint blanc, lus grands ciseaux dont il se prépare, sur la table, à tailler la pièce de drap noir, l’air déférent et empressé dont il attend l’ordre du client, c’est, avec une mise en toile merveilleusement calculée, dans une harmonie de tons toute délicate, l’expression la plus familière et la plus spontanée de la vie.

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