‹ Histoire de l'art (volume 2)Chapitre 9 sur 79 · OOP · texte numérisé non relu

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parle réalisme de son Massacre des Innocents, du palais Doria. Bernardo Castello (1557-1629) doit peut-être de survivre aux illustrations dont il orna le poème du Tasse, son ami, et qui furent gravées par Augustin Carrache. El l’école de Gênes continue d’être féconde, mais deux grands événements l'ont transformée : la visite de Rubens, en 1608, et celle de Van Dyck, en 1621; fini et l’autre y séjournèrent et y laissèrent, le second surtout, une série considérable de merveilleux portraits.

\ an Dyck, que se disputait toute la noblesse génoise, fréquentait volontiers dans un salon tenu par une vieille dame aveugle, spirituelle et charmante, une sorte de Madame du Deffand, de qui il disait avoir plus appris que de tous les bien voyants.

C’était Sofonisba Anguissola, la gloire de Crémone, portraitiste excellente, qui forma à la peinture ses quatre sœurs cadettes. Elle avait reçu les leçons de Bernardino Gatti, il Soiaro, continuateur, à Parme et à Plaisance, de Corrège et de Pordenone ; mais sa destinée ne fut pas moins surprenante que son talent.

Philippe II lui ayant octroyé le titre de peintre de la Cour d Espagne, elle se rendit en grand appareil à Madrid, en 1559, où elle épousa don Fabrice de Moncade, qui l’emmena dans ses domaines de Sicile. Devenue veuve, el souhaitant retourner à Crémone, elle s’arrêta en chemin à Gênes, pour épouser un L ornai 1lini, et ce second mariage la lixa dans sa patrie nouvelle, où elle mourut presque centenaire, en 1652.

Crémone fut peut-être, de toutes les cités lombardes, la plus abondante en artistes de mérite. La dynastie des Boccaccino, dont nous avons parlé déjà, et celle des Bembo sont à peu près éteintes vers le milieu du xvie siècle; mais celle des Campi est en pleine activité. Le père, Galeazzo (1477-1556), est un élève assez rude et sauvage de Boccaccio Boccaccino; ses trois fils, Giulio 1502-1572), Antonio et \ incenzo, cherchent des voies nouvelles. Giulio, le plus habile, étudia Titien, Lotto et Dosso Dossi. après avoir passé par batelier de Jules Romain. Il iil les peintures et les ornements de stuc des églises Santa Margherita el San Sigismondo de Crémone; certaines de ses compositions, entre autres un Jésus parmi les docteurs, y rappellent surtout la manière de Gaudenzio Ferrari. Au château de Soragno, il décora toute une salle des images des l)onze travaux d Hercule, ce qui lui permit les études de nu les plus belles et les

Phot. Alinari.

Fig. 563. — Portrait de Sofonisba Anguissola, par elle-même.

(Musée de Naples.)

plus variées. Son frère Antonio es! l'auteur d’un livre fort intéressant et soigneusement illustré, publié en 1585, sur Crémone.

A Milan, après la dispersion des élèves de Léonard, il s’était formé des ateliers d'artistes venus des divers points de la Lombardie, sculpteurs el peintres, qui travaillaient aux décors du Dôme; parmi eux il faut citer Gian Paolo Lomazzo (1536-1600), rival lombard de Yasari, et auteur de

deux intéressants Traités de l’art de peindre publiés en 1583 el 1590; el son élève Ambrogio Figino. portraitiste distingué. Mais voici qu'arrive tle Bologne une dynastie nouvelle, les trois frères Procaccini, (ils du peintre Ercole, né en 1520. L’aîné, Camille (1546-1616), est un imitateur habile du Parmesan, au point que plusieurs de ses toiles ont porté le nom de ce maître ; il ne craignit pas, à Plaisance et à Reggio, d'entrer en concurrence avec Louis el Annibal Carrache, et il fut battu, mais honorablement.

Le second, Giulio Cesare (1548-1626), est un maître plus hardi et plus personnel, qui se forma en allant étudier à Rome Raphaël et Michel- Ange, et à Venise Véronèse et Tintoret. Sa Madeleine du Musée Rrera de Milan est une ligure d’une grande et saisissante élégance ffig. 564), très différente des images stéréotypées dont Titien a donné le modèle, plus voisine encore de l’art de Corrège que de celui du Parmesan. Parmi la quarantaine de tableaux que conservent de lui les églises de Milan ((Oies n on ont guère moins de soixante de son frère Camille), il y a souvent trop de mollesse et de facilité; mais l’esprit el la grâce y ont aussi leur tour. A I Annunziata de Gênes, son grand tableau de la Cène s’inspire de Véronèse, avec une composition plus sobre. Du troisième frère, Carlo Antonio, il n’y a pas grand chose à dire; sa spécialité fut de peindre des natures mortes, des fleurs et des fruits.

Lnea Salmeggia, dit le Talpino ( 1550-1626), lut l'élève, assez fautai-

Phot. Alinari.

Fig. Ô64. — La Madeleine, par Giulio Cesare Procaccino.

(Musée Brera, Milan.)

LA PEINTURE ITALIENNE

sisfe, de Giulio, de qui procèdent aussi les Nuvoloni et les Crespi. Gian Battista Crespi, surnommé le Cerano, du nom de son village natal (1557- 1633), après avoir fait ses études à Rome et à Venise, lui nommé à Milan peintre de la Cour, et, dans les derniers temps de sa vie, surintendant des travaux du Dôme. Son joli tableau du Musée Brera, la Vierge du Rosaire, combine les souvenirs de Giovanni Bellini avec une certaine grâce austère qui rappelle Florence et Fra Bartolommeo (fig. 365) ; mais ses tonalités argentées et transpa ren I es, d'un goût infiniment plus moderne, annoncent déjà les gammes joyeuses de Tiepolo. Son lils et son élève, Daniele Crespi (1591- 1636), est un artiste de plus grande envergure.

Ses contemporains admirèrent, en même temps que son coloris vigoureux, l 'intelligence et la clarté de ses grandes compositions, la puissance et l'ardeur de leur sentiment dramatique. Il peignit à la Chartreuse de Garignano, près de Milan, une série de fresques de la Vie de saint Bruno qui devaient exciter l’enthousiasme de Bvron ; il les termina el les signa en 1629, à la veille de la grande peste qui dévasta la ville et l’emporta lui-même. Il avait laissé dans les églises un grand nombre de fresques et de tableaux; a Saut Fustorgio, toute une chapelle ; à Sauf' Alessandro, une Adoration des Mages ; à Santa Maria délia Passione, une Déposition de Croix; et il y a de lui au Musée Brera un Martyre de saint Étienne , une Montée au Calvaire , une Cène, de très beaux portraits, et cette tête extraordinaire de Moine mort . que l'on a longtemps attribuée à Velasquez, et qui suffirait, si elle est réellement de sa main, à rendre son nom impérissable (fig. 566).

L’Académie qu’avait fondée le cardinal Frédéric Borromée se ferma

Phot. Alinari

Fig. 565. — La Vierge du Rosaire, par G. B. Crespi. (Musée Brera, Milan.)

après sa mort, en 1(551; et ce fut la lin de l’art milanais, quelques noms que i <>n puisse encore citer durant tout le xvne siècle.

Peintres de Bologne. ProspIro Fontana et Pellegrino Tibai.di. — Ou a pu voir par les pages qui précèdent (pie la grande réformé à laquelle les Garrache ont attaché leur nom fut préparée lentement, durant le xvie siècle, d'un bout à l’autre de l ltalie. Partout I on enseignait l’art des maîtres, et I on s’efforcait à le codifier en formules. Mais c'esl à Bologne

que se concentrèrent peu à peu et se fondirent les divers courants (h' doctrine, et que, par la création d Académies bientôt célèbres et des plus fréquentées, 1' « éclectisme » développa sa fécondité merveilleuse.

Bologne, vers le milieu du xvie siècle, n’avait pas reçu, comme la plupart des autres grandes cités d’Italie, l’empreinte d’artistes puissants et personnels. L’école de Francia était des plus modestes et n'avait pas tardé à subir les influences vénitiennes, (le fut bien plutôt la tradition de Raphaël qui détermina les vocations bolonaises,

Phot. Alinari. 0 I quand eurent disparu les der-

Fh;. — Moine mort, par Daniele Crespi. • .• • . i n 17

J 1 mers disciples de 1 nonnete rran-

(Musée Brera, Milan.)

cia, la seconde génération d’élèves, déjà forte d’une longue expérience, put entreprendre, par de savantes fusions, de créer et d’enseigner l’art nouveau.

Prospero Fontana, le maître de Louis et d Augustin (.arrache, né en 1 à P2, se rattache, par les leçons d’Innocenzo Francucci d’Imola, au vieil atelier de Francia ; une facilité extraordinaire le porta vite à dédaigner la nature pour improviser. Il commença par aider Perino del Yaga dans ses décors de Gènes; le Primatice, qui l’avait peut-être vu à l’œuvre, et qui en tout cas le connaissait déjà de réputation, crut pouvoir l'utiliser à ses Iravaux de Fontainebleau; il alla en France, y tomba malade, et revint en toute hâte à Bologne. Il y peignit de nombreuses toiles dans les églises; il y lil également de nombreux portraits, qui lui valurent d’être appelé à Borne par Jules III. Il travailla avec Zuccaro au casino do ce pape, et, de retour à Bologne, se maria, eut une fille, Lavinia, qui devait s illustrer à son tour comme artiste, et ouvrit une

école où les ('arrache, Tiarini (“I Denis Calvart, d Anvers, furent des premiers à s’instruire. Plus jeune que lui. Bartoloinmeo Passerotti, célèbre comme dessinateur, et lidèle imitateur de Michel-Ange, composa un recueil de planches d’anatomie et donna aussi des leçons à Augustin Carrache. D’autres, Lorenzo Sabbatini 1530-1577), Orazio Sammachini Io32-I577), Cesare Aretusi 1540-1012), continuent de vénérer Michel- Ange, mais suivent de préférence les voies du Parmesan.

Au milieu de tous ces professeurs, un artiste moins éloquent, mais

Phot. Rouchès.

Fig. ”>(>7. — Détail d’une voûte du palais Poggi, par Pellegrino Tibaldi (Bologne).

mieux doué, donnait les exemples de ces grands décors où les Carrache allaient s’illustrer. Pellegrino Tibaldi, né à Bologne en 1527, avait connu par Bagnaeavallo les traditions de Raphaël. Il se rendit à Borne en 1547 el y séjourna trois ans. Il peignit dans une chapelle de Saint-Louis-des- Français le Baptême de Clovis et la Bataille de Soissons, et à la Trinité-des- Monts il collabora avec Daniel de \ olterre, qui l'aida a pénétrer plus avant dans l'intimité de Michel-Ange. C’est désormais tout Michel- Ange, c'est tout le plafond de la Sixtine que, de retour à Bologne, il va transporter, morceau par morceau, dans les grands ensembles décoratifs où l’école puisera ses modèles; et Augustin Carrache, ayant plus tard à le juger, l’appellera, fort sérieusement du reste, un « Michel-Ange réformé ». Au palais Poggi, qui est aujourd'hui l’Université, il peignit des sujets de V Odyssée en tableaux de dimensions variées, que relient des cadres supportés par des couples d’atlantes, auxquels se mêlent des

ligures allégoriques et des adolescents pareils aux ignudi de la Sixliue, campés en équilibre sur de hautes balustrades (fig. 567). A San Giacomo Maggiore, dans une chapelle qu’il construisit (car il fut aussi architecte) pour la même famille des Poggi, il peignit, avec la collaboration de Fontana, Saint Jean baptisant les valions, et la Séparai ion (les élus d'avec les réprouvés. Ce sont, si l’on veut, des chefs-d’œuvre d’éclectisme, en ce sens que l’on n’y peut guère désigner une figure qui n’ait déjà son prototype dans les créations de Michel-Ange, de Raphaël ou de Titien; beau « cahier d’expressions » à l'usage des rliétoriciens futurs, et ils ne se sont pas fait faute d'en user. Après divers voyages, où l'architecte eut à travailler tout autant que le peintre, il revint à Bologne de 1565 à 1569, et y décora les palais Fava et Bevilacqua de scènes mythologiques qui, les unes et les autres, devaient inspirer les Carrache. A Milan, où saint Charles Borromée l’appela en 1570, il fut nommé architecte en chef de la cathédrale; enfin, en 1586, il partit pour l’Espagne, où il décora d allégories la bibliothèque de l Escurial; et, comblé d’honneurs, il ne rentra en Italie que pour y mourir, en 1595.

Les débuts des Carrache. — Il y avait à Bologne, vers le milieu du xvie siècle, deux frères du nom de Carrache, dont l’aîné était boucher et le cadet tailleur. L’aîné se maria le premier et eul en 1555 un fils, qu’il nomma Louis. L'autre eut deux fils, Augustin, né en 1557, et Annibal, né en 1560. Les trois cousins devaient être peintres. Louis, un peu lourd, et (pie ses camarades appelaient « la bête de somme», il giumenlo, entra dans l’a te lier de Prospero Fontana, qui voulut le décourager; il partit pour Venise et alla trouver Tintoret, qui se moqua de lui. Mais ce « bœuf » persévérant, à force de copier, de Florence à Parme-, et de Parme à Mantoue, se fit une manière où se fondaient, ramassées par un dessin correct, tant de qualités et de tendances parfois presque opposées. Il conquit Bologne, qui l’avait ignoré et repoussé, et vite s’occupa d'assurer l’avenir de ses cousins.

Augustin, qui voulait être graveur, s’était fait admettre dans Académie de Domenico Tibaldi, le fils de Pellegrino. Dans cette Académie, dit Malvasia, « on dessinait dès la première heure du jour d’après les moulages, et aux deux premières heures de nuit d’après nature ». Annibal,. ardent, spirituel, indiscipliné, passa par cette même Académie et, dès 1 âge de dix-huit ans, peignit des tableaux religieux, un Crucifiement et un Baptême. Un en critiqua amèrement le réalisme; on n’y démêlait point des vertus qui devaient être le salut de l’école,, si enfoncée à ce moment dans la banalité et les redites. Louis, pour arracher ses cousins à l’hostilité menaçante, les fil voyager. Annibal arrive à Parme en 1580, et la coupole du divin Uorrège et ses Madones le remplissent d’émerveillement, mais,

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quand il connaît Venise, Corrège n'est plus rien auprès de\ éronèse. Augustin le rejoint et dessine avec lui, puis ils reviennent à Bologne en 1582, et, s’v réunissant à Louis, ils fortifient désormais celte association conquérante, ce triumvirat dont l’influence va dominer tout l’art du xvue siècle.

Le Fl antand Galvart avait ouvert à Bologne une école renommée, qui se doublait d’une boutique où I on vendait des gravures de dévotion. Si le professeur paraît intéressant, 1 artiste est médiocre, et les ('arrache n’eurent guère à le redouter. Encore moins pouvaient-ils craindre Sabattini et Sammac li i ii i , Battista Cremonini, entrepreneur de peintures banales,

Cesare Baglione, réaliste qui orna de scènes familières le palais de la Pilotta à Parme, ou Bartolommeo Cesi, artiste élégant et timide; la place était ouverte aux novateurs.

En 1584, les Garrache firent en commun leur première grande œuvre de décoration, les fresques du palais Fava; ils y représentèrent, en deux salles,

Y Histoire des Argonautes,

grande frise dont les compartiments sont reliés par des ligures en grisaille, et le Voyage d'Enée , de dimensions plus restreintes. Les clabauderies de jaloux qui les accueillirent parurent les inquiéter un instant, mais ne les découragèrent point; Louis excita ses cousins a la lutte, et ils s'y lancèrent de toute leur ardeur. En 1585, ils inauguraient leur Académie.

Phot. Alinari.

Fig. 568. — Madone entourée de saints, par Louis ('.arrache. (Pinacothèque de Bologne.)

L'Académie des Carrache. — C’était comme une ébauche de nos •

écoles des beaux-arts, bien différente des ateliers d’autrefois, où le maître professait surtout par l’exemple et utilisait à son service le travail des élèves, pour ne pas dire des apprentis. Il y avait une section littéraire, avec des cours d’histoire et de théorie de la peinture; des philosophes, des médecins, des naturalistes, des poètes, Zoppio, le fondateur de l’Académie de Gelati (on aimait fort ces désignations comiques), Lanzoni, Aldovrandini, Rinaldi, Preti, le cavalier Marin y confrontaient leur science et leur esprit. Mais tout le grand travail d’enseignement était réparti entre les trois cousins. Annibal faisait les corrections, Augustin expli(piait la perspective, la lumière et l’ombre, l’anatomie (avec l’aide du médecin Lanzoni, qui démontrait et analysait, sur le modèle vivant, ou en s’aidant de maquettes et de moulages pris sur des cadavres, la structure du corps humain). Louis semble avoir été surtout le directeur. Enfin il v avait, à certaines dates, des concours et des distributions de prix. Ainsi se présentait, organisée avec une logique parfaite et l’exact sentiment des besoins de l’art nouveau, cette Académie «de désir et d’acheminement », comme l’indiquait poétiquement son litre, \ Accadeinia < Ici Desiderosi , ou encore degli Incamminati.

L’enseignement que l’on y recevait, Augustin l’a résumé en un sonnet célèbre, adressé à son ami Aiccolù dell’Abbate : « Qui souhaite et désire se faire un bon peintre, — qu il ait à la main le dessin de l’école romaine, — le mouvement et les ombres des Vénitiens, — et le beau coloris de la Lombardie; — qu’il suive de Michel-Ange le terrible chemin, — la vérité et le naturel de Titien, — de Gorrège le style pur et souverain, — et d’un Raphaël la vraie symétrie; — de Tibaldi la prestance et la solidité, — du docte Primatice l in venlion, — et un peu de la grâce du Parmesan; — ou que, sans tant d’étude et d’effort, — il s'applique seulement à imiter les œuvres — qu ici nous a laissées notre cher Niccolô. » Si l’on met à part la flatterie du dernier tercet, c’est bien là tout un credo esthétique, et tout le programme de l’éclectisme. Programme très moderne en somme, et combien dangereux pour les jeunes talents! Quel déluge de banalités correctes ces formules ne vont-elles point précipiter! Et pourtant aussi, < jue 1 admirable appel à la discipline, H que de noblesse dans cri art trop savant !

La peinture religieuse des ( ! arrache. — Il est intéressant de voir à l'œuvre ces beaux théoriciens. La Pinacothèque de Bologne et les grands Musées d Europe ont recueilli la plupart des tableaux qu'à partir de làNà, ils peignirent pour 1rs églises. La Madone entourée de saints , de la Pinacothèque de Bologne, (pii passe pour l’on ivre principale de Louis ( !ar radie, a conservé dans sa disposition générale la tradition des maîtres du Quattrocento (lig. oON , mais sans la vie de la lumière et la séduction de

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