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de Barbizon; mais la saine beauté des champs commençait à lutter contre les décors pompeux, la vanité des allégories et le mesquin des anecdotes. Il restait à 1 art de s'élever plus haut sur les degrés de la nature, et la Lombardie, plus proche de la montagne, allait bientôt connaître ces attraits inédits. Peut-être h; changement d'idéal n'est-il pas très apparent encore dans les tableaux du maître qui, après Tranquillo Cremona, tint la tête de l'école lombarde. Mosè Bianchi, de Monza 1840-1904), montrait, dès 1867, à lExposition de Paris, avec sa l.eron de violon, les qualités de grâce et d'esprit qui rapprochent ses débuts de l’art de Domenico Induno ; onze ans plus tard, à Paris encore, sa Procession témoignait d'un métier plus assuré et plus personnel, et sa Lagune sous la bourrasque le classait parmi les grands paysagistes. Ses tableaux vénitiens, le Canal de Chioggia, de 1884, les / largues <le charbon à Chioggia, de 1894 (Galerie Nationale de Borne), sont dignes d’être rapprochés des meilleurs ouvrages hollandais contemporains.
Xiccolô Barabino, de Sampierdarena 1852-1891 ), élève du Génois Giuseppe Isola, est l’auteur de la célèbre Madone Quasi oliva speciosa in ca in pis, exposée à Venise en 1887 et reproduite inlassablement par (imagerie dévote; c'est d’un art bien superficiel, comme la plupart des fresques et des tableaux dont cet artiste fécond peupla les églises et les palais de la Ligurie Gènes recevant l hommage des colonies, plafond du Municipe de Gênes; L Histoire, La Xavigat ion, La Bienfaisance, fresques dans le même palais).
En 1882 mourait à Turin, après une vie toute de travail, un peintre (pii, dans l’école du paysage, fut à certains égards un précurseur. Antonio Fontanesi, né en 1818 à Beggio Emilia, combattit pour la liberté de l'Italie, et dut se réfugier à Genève, où il se lia avec Daubigny, et connut Corot et Troyon, auprès desquels il exposa à Paris. Aux influences de ces maîtres il joignit, après 1865, celles de Constable et de Turner, qu'il alla étudier à Londres. Professeur à Lucques, envoyé, sur sa demande, au Japon, il revint se fixer à Turin, où il réunit, en 1880, ses œuvres principales, sans que la critique, qui devait le découvrir vingt ans après sa mort, se montrât favorable à son beau et lumineux talent.
Filippo Carcano, de Milan (1840-1914), élève d'Hayez, passa de la peinture d'histoire, sans s'y attarder longuement, au paysage, qu'il interpréta selon les sages préceptes des premiers impressionnistes. Il exposait à Naples, en 1877, une Matinée sur le lac Majeur; à Turin, en 1879, Première neige en montagne ; à Milan, en 1885, le Quaides Esclavons; à Turin, en 1884, Au Pâturage, et de belles Eludes de Pompéi ; à Venise, en 1887, la Campagne d'Asiago ; à Paris, en 1889, le Lac d'Iseo, la Montagne.
Lorenzo Delleani, de Biella (1840-1908), débuta, lui aussi, par la peinture d’histoire conçue dans le genre pompeux (son Vainqueur de