‹ Histoire de l'art (volume 4)Chapitre 8 sur 119 · LA SCULPTURE EN FRANCE DE 1850 A NOS JOURS · texte numérisé non relu

LA SCULPTURE EN FRANCE DE 1850 A NOS JOURS

Dès la première moitié du xixe siècle, l’évolution générale de la sculpture française a cessé do suivre celle de l’architecture. Sans atteindre le degré d’émancipation de la peinture, qui s’est engagée isolément, au temps du romantisme, dans une série de tentatives déterminées par le mouvement général des esprits autant que par le génie individuel de quelques artistes, la sculpture tend à vivre de sa vie propre, sans plus se soucier (c'est un reproche qu'on lui a fait bien souvent) de s’adapter à un support quelconque, ou de suivre les directives d’un style général commun à toutes les manifestations d’art d’une époque.

Les talents sont nombreux dans l’école, le génie éclate parfois çà et là; mais, au premier abord tout au moins, il y a tant de manières et de conceptions différentes que l’unité manque dans cet art indépendant et multiforme. Il cherche sa voie dans les sens les plus divers, ne se souciant plus que rarement de répondre à des besoins précis, visant uniquement, quelles que soient ses tendances, à réaliser une expression plastique abstraite de toute architecture, de tout décor, de toute fonction vitale ou sociale : art d exposition, art de cabinet d’amateur, art de musée.

Toutefois, au fur et à mesure que le temps qui s'écoule permet quelque recul, et malgré la confusion apparente des tempéraments divers qui se coudoient sans se pénétrer, des écoles qui se succèdent sans se remplacer, on aperçoit une ligne générale que l’avenir marquera plus nettement peut-être que nous ne pouvons le faire, négligeant certaines tentatives exceptionnelles, ou certains attardés; on sentira l'influence de divers courants extérieurs dont l'effet parallèle se fait sentir plus ou moins simultanément en littérature, en peinture, en architecture même,

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