‹ Histoire de l'artChapitre 4 sur 30 · DANS LA PREMIERE MOITIE DU XV^ SIECLE · texte numérisé non relu

DANS LA PREMIERE MOITIE DU XV^ SIECLE

Dès l'aube du « quattrocento », on voit se détacher sur le fond des ateliers et chantiers florentins qui, depuis la seconde moitié du xiv® siècle, entre le Dôme et la Seigneurie, étaient en pleine activité*, des figures de grands artistes. Dans aucune autre école, à côté et au-dessus des causes générales qui agirent sur la production et l'évolution de Tart, rintervention de la personnalité créatrice ne se fit sentir avec autant d'efficacité et d'éclat. Mais, si grands et si originaux qu'ils aient pu être, un Ghiberti, un Brunelleschi, un Donatello, un Jacopo délia Quercia, un Luca délia Robbia, se rattachent tous à la tradition qu'ils renouvellent, à l'art de leur temps qu'ils élargissent et fécondent de leur propre génie — et la tâche de l'historien doit être, en définissant et en caractérisant la personnalité de leurs œuvres, de montrer par quels liens elles tiennent d'abord au passé et au milieu contemporain.

Comment le « réalisme », — qui, dès le xiv*' siècle, s'était manifesté dans les écoles septentrionales comme un élément rénovateur de l'art en danger de s'attarder dans une sorte d'académisme « gothique », — agit sur les derniers giottesques et notamment sur les sculpteurs italiens, fidèles aux enseignements d'un Orcagna ou d'un Andréa Pisano; — comment, dans quelle mesure, l'imitation de quelques thèmes antiques vint se mêler à ce réalisme et détermina le caractère propre de la « Renaissance » italienne,... c'est ce qu'on a déjà pu voir au cours du tome II, et c'est ce que nous aurons à examiner encore au cours de ce chapitre, et nous pensons qu'il est préférable de suivre, dans la genèse et l'analyse

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