‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 2)Chapitre 114 sur 412 · L'ART DE LA LYDIE · texte numérisé non relu

L'ART DE LA LYDIE

S i. — l'architecture.

Lorsque nous avons décrit la nécropole voisine de Smyrne et ses (umulus, ce n'est pas sans une certaine hésitation que nous en avons rattaché les monuments aux souvenirs de la monarchie à demi fabuleuse des Tantalides*. On n'éprouve pas le même embarras lorsqu'il s^agit de fixer l'origine et la date approximative des tombes du même genre qui forment, près de Sardes, Ja nécropole aujourd'hui connue sous le nom de Bin-Tépé^ « les mille tertres ».

Les rois qui ont régné à Sardes avaient leurs tombeaux dans le voisinage, au nord de la ville, sur l'autre rive de l'Hermos (fig. 157). On les montrait aux voyageurs, du temps d'Hérodote et de Strabon. Les explorateurs modernes ont reconnu ces tombes au site, que les textes anciens marquent avec assez de précision, à la , forme, que ces auteurs définissent clairement, et aux dimensions, qui correspondent, avec une approximation suffisante, à celles que fournissent nos documents. Le passage d'Hérodote mérite d'être reproduit tout entier* :

<c On voit en Lydie un ouvrage *bien supérieur à ceux que l'on admire ailleurs (j'en excepte toutefois les monuments des Égyptiens et des Babyloniens) : c'est le tombeau d'Alyatte, père de Crésus. Le pourtour est composé de grandes pierres, et le reste de terres amoncelées. Il a élé construit aux frais des marchands qui vendent sur la place, des artisans et des courtisanes. Cinq termes, placés au haut du nionument, subsistaient encore de mon temps et marquaient, par des inscriptions, la portion que chacune des trois classes avait fait bâtir.

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