‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 2)Chapitre 115 sur 412 · Hérodote, I · texte numérisé non relu

Hérodote, I

TOMK V. 34

D'après les mesures, la portion des courtisanes était visiblement la plus considérable; car toutes les filles, dans le pays des Lydiens, se livrent à la prostitution; elles y gagnent leur dot, et continuent ce commerce jusqu'à ce qu'elles se marient; elles ont le droit de choisir leur époux. Ce monument a 6 stades 2 plèthres de tour (1 171", 65) et 13 plèthres de largeur (400'", 75). Tout auprès est un grand lac qui ne tarit jamais, à ce que disent les Lydiens. On l'appelle le lac Gygée. Cela est tel. »

Strabon n'ajoute guère auv données d'Hérodote qu'une indication

158. — Vue du tombeau d'Alyattc, prise du sud. Von Olfers, pL IV.

exacte de la distance*. « A 40 stades (7400 mètres) de Sardes est un lac qu'Homère appelle le lac Gygée, mais qui plus tard a échangé ce nom contre celui de Coloé... Tout autour du lac Coloé sont les tombeaux des rois ; celui d'Alyatte (fig. 158) est du côté de Sardes ; c'est une immense levée de terre qui surmonte un haut soubassement de pierre. » Puis, après avoir rappelé ce que dit Hérodote de la part prise par les filles des Lydiens aux frais de la construction du tombeau, il ajoute : « C'est ce qui explique pourquoi cette sépulture royale est quelquefois appelée le monument de la Courtisane. Certains historiens assurent que le lac Coloé a été creusé de main d'homme pour recevoir le trop-plein du débordement des fleuves. »

Point d'erreur possible, quoique Strabon place son lac beaucoup

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