‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 2)Chapitre 117 sur 412 · Plan du tombeau d'Alyatto. Von Olfers, pi. III · texte numérisé non relu

Plan du tombeau d'Alyatto. Von Olfers, pi. III

petite montagne. Sous le gazon, qui dérobe à Toeil le pied du moi ment, les tranchées eurent bientôt atteint la construction en pie qui formait Tenveloppe de la tombe; on est arrivé ainsi jusqu'à chambre funéraire qui, cachée sous cette masse, a dû renfermer cercueil du roi; mais d'autres visiteurs y avaient déjà pénétré. Com rindique le plan (fig. 159), Spiegelthal a rencontré, sur sa route, traces de galeries que les chercheurs de trésors avaient creusées, si

160. — Vue perspective de Tintérieur du tombeau. Von Olfers, pi. IV.

doute dans l'antiquité même, à travers les flancs de la butte, et ( en les suivant qu'il a fini par atteindre son but*.

Le caveau se trouve à 50 mètres au sud-ouest du centre. Les pa sont bâties en grands blocs de marbre gris bien taillés et réunis des queues d'aronde en plomb (fig. 160) ; elles sont lisses ; tout en I seulement, près du plafond, court une bande qui a été laissée brui qui forme une sorte de frise. La porte avait été fermée, après la di sition du cadavre, par des dalles de marbre où les joints sont ei

1. La tranchée marquée A B est celle qui, ouverte par von Olfers, lui fit renco les galeries jadis creusées par les chercheurs de trésors. En les dégageant et les sui on arriva à la chambre funéraire.

L'ARCHITECTURE

drés d'une ciselure, tandis que le reste de la surface n'a été qu'épannelé (fig. 161). Devant la porte, il y a un couloir, dont Tentrée était au sud, dans la direction de Sardes (fig. 162). Les murs sont faits de quartiers du même marbre, avec des refends dessinés parle contraste de champs lisses et d'encadrements où la pierre n'est que piquée. Après que l'entrée du caveau eut été bouchée, de gros blocs furent accumulés devant la cloison de pierre, pour mieux fermer le passage.

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161. — La porte, vue de l'intérieur du caveau. Von Olfers, pi. IV.

(^ couloir est voûté ; la voûte est d'une exécution très médiocre ; elle a pourtant teau. Quant à la couverture de la chambre funéraire, ce qui la constitue, ce sont des dalles étendues à plat. Quelques-unes ont été dérangées parles tremblements de terre.

On n'a retrouvé aucune trace du sarcophage, qui a dû être détruit par les premiers violateurs de la tombe ; il était probablement en bois ; mais on a recueilli des débris nombreux d'alabastres en albâtre oriental et de vases en argile. Au-dessus du plafond de la chambre, il y avait une couche de charbon, épaisse d'environ 2 mètres, qui doit représenter les restes des sacrifices funéraires.

Le tertre qui renfermait cette chambre est formé d'un tronc de cône sur lequel est posé un cône plus aplati (fig. 163). Le bas du tronc

de côiie, sur une hauteur d'environ 8 mètres, est constitué par le roc; ensuite commence un mur bâti en grand appareil qui soutient les terres jetées dans Tintérieur du cercle qu'il décrit; le mur joue là le rôle de la croûte d'un pâté; les pierres qui le composent sont à joints vifs'. Par endroits, le rocher s'élève bien au-dessus du pied de ce mur el forme une partie de l'intérieur du massif; là où le roc fait défaut, les

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