Gregorovh's, Kleine Schriflm, l. I, p
5. ViTRUVE, De archilectura, II, JO. Pline, H, A'., XXXV, 49.
6. Stark (N(wh dcin Griechhchen Orient, p. 394) cherche à conQrmer cette induction par l'analyse d'un passage d'Arrien {Anabase, I, 17) où il est question de la visite faite par Alexandre à la fameuse forteresse ; ce texte n*est pas contraire à l'hypothèse que nous adoptons avec Stark; mais à lui seul il ne suffirait pas : il ne dit pas où se trouvait le monument qu'il appelle là t^iv Au^wy ,3aaiX£ia, « le palais royal lydien ».
ua repos auquel leur âge leur donnait droit, on n'avait pu les condamner à faire sans cesse lascension, toujours pénible, du haut rocher qui portait la citadelle. Les fondations tout au moins de cet important édifice doivent exister encore, sur une des terrasses qui s'étagent entre la plaine et les précipices par lesquels se termine au nord le mont de r Acropole.
Pour avoir duré cinq siècles et plus, il faut que le palais ait été bàli en lyriques cuites au four; mais la brique crue devait fournir, pour une bonne part, la matière des habitations privées. Celles-ci, à en croire Hérodote, n'étaient encore, pour la plupart, en 500 avant notre ère, que des cabanes en claies de roseaux, et celles mêmes dont les murs étaient de briques n'avaient pour couverture que des bottes de ce même chaume*. C'est ainsi que le feu mis à Tune de ces maisons amena rapidement un embrasement général. Jusqu'à la conquête perse, qui n'est séparée de la révolte des Ioniens que par un court intervalle de quarante et quelques années, les rois seuls et les grands seigneurs lydiens avaient entrepris des ouvrages considérables, tels que le tombeau d'Alyatte et la résidence royale; la ville, qui n'avait pas d'enceinte, gardait encore les apparences d'un vaste village.
g :2. — LA SCULPTURE ET LA NUMISMATIQUE.
S'il ne reste pas une seule œuvre de sculpture que l'on soit en droit d'attribuer aux Lydiens, la raison en est peut-être dans la préférence que ce peuple a témoignée pour la tombe bâtie, pour celle dont le caveau était caché dans l'intérieur d'un tumulus; s'il avait, comme les Phrygiens et les Paphlagoniens, creusé dans la roche vive la sépulture des rois, celle-ci, dans le Tmolos et dans les montagnes voisines, aurait conservé des bas-reliefs analogues à ceux que nous avons rencontrés sur le plateau central; mais les quelques sculptures rupestres qui ont été retrouvées dans les limites du territoire lydien ne datent que de l'époque romaine, comme on le reconnaît au caractère de l'exécution ^