‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 2)Chapitre 135 sur 412 · Bijou lydien; Hauteur, Om · texte numérisé non relu

Bijou lydien; Hauteur, Om

longueur, 0»,026.

Louvre. Dessin de Saint-Elme Gautier.

remplacées par des points clos estampés. 11 y a encore deux disques, bordés de grains d'or, juxtaposés et surmontés d'un tube cerclé de trois anneaux (fig. 207), deux disques semblables, sans le tube, et seize ornements eu forme de demi-cylindres annelés, avec pattes au revers (fig. 208). Enfin deux gros fils d'or tordus sont percés, à l'un de leurs bouts, d'un trou allongé. Le trésor se compose en lout de vingt-cinq pièces, qui paraissent bien de môme origine et de même main. On a là les restes d'une ou deux parures. Grâce aux tubes sur lesquels sont montées les plaques d'or, aux découpures qu'elles présentent, aux attaches ménagées par derrière, il était aisé de suspendre ces bijoux et de les coudre au vêtement; on aperçoit aussi, par endroits, de petits trous très fins où a pu passer un fil.

On remarquera ici le mélange de deux procédés qui s'excluent d'ordinaire. L'ouvrier à qui sont dus ces bijoux savait souder Tor; c'est ainsi qu'il a fixé tous ces globules qui forment un grènetis dont la finesse étonne; en même temps, pour insérer et consolider ces têtes d'animal qui font saillie sur le champ de la pièce principale, il s'y est pris comme s'il ne connaissait pas l'art de la soudure. Le cou qui porte ces têtes entre dans une ouverture circulaire pratiquée au milieu de la rondelle et se rabat par derrière (fig. 204) ; il est ainsi comme rivé à la plaque. Faits de minces plaques de métal battues au marteau et repoussées au ciselet, ces bijoux sont le produit d'un art déjà très savant, qui se joue des difficultés du métier et qui compose avec goût ses formes et ses décors. Si ces ouvrages sont de main lydienne, ils doivent avoir été exécutés sous Gygès ou l'un de ses successeurs. Les têtes d'animaux dont ils sont ornés font songer à celles que l'on voit sur les monnaies lydiennes de cette période ; c'est la même facture ferme et serrée. D'autre part, s'il y a ici des éléments empruntés à l'Egypte, on s'en explique la présence par les relations que, depuis l'avènement des Mermnades, le royaume lydien entretient avec l'Egypte, à laquelle il fournît ces mercenaires cariens qui vont et qui viennent entre les deux pays ; plus tôt, avant que se fussent noués ces

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