TOME V
monumetits figurés, tous les témoignages concourent à ç idée de remporlement avec lequel les peuples jeunes et na fois se livraient et s'abandonnaient à ces élans de passion, y c leur âme et leur corps ou, pour mieux dire, leur per entière. Un jeune dieu, Atys en Asie Mineure, Adonis en Syr nifiait la nature ; il y avait des jours où l'on menait son deuil où Ton célébrait sa résurrection, ce qui suppose des fêtes d' des fêtes du printemps \ C'est la fête du printemps qui pars le plus d'importance ; elle durait six jours et se divisait en d< qui présentaient un contraste marqué, l'une ayant le carac cérémonie funéraire, et l'autre celui d'une réjouissance p solennelle \
Tant que duraient ces mystères, les tambours, les cyn castagnettes et la flûte retentissaient à grand bruit ^ De sou ments, des notes lentes et basses accompagnaient la proci était censée conduire le dieu à la tombe où il allait desce sons de ces harmonies lugubres se mariaient des chants ai ceux que l'on entendait dans les funérailles *; on poussait < cris et des appels désespérés *; en même temps, prêtres et
1. L'auleur, quel qu*il soit, du traité d7m eM'Ostm^ attribué à Plularque senti et très nettement exprimé Tidée dont s'inspiraient ces cultes (§69) : « L croient que le dieu dort l'hiver, et que Tété il est éveillé ; dans leurs fêtes o célèbrent donc tantôt sou entrée dans le repos (xaTEuvaa{xoù;j, tantôt son révei Les Paphiagoniens disent que pendant Thiver il est chargé de liens et reten tandis qu'au printemps il brise ses fers et se remet eu mouvement. »
2. C'est seulement pour l'époque romaine que nous connaissons l'ordre monies, qui commençaient le jour de l'équinoxe du printemps, le 22 mai, et six jours. Voici les indications que contient à ce sujet le calendrier philocalicn p. 338) : XI kal. Apr. arbor iijtrat;X — tubilustrium; IX — sanguem; Vlll VH — requetio; VI — lavalio. Quand cette grande fête annuelle s'ôtait-elle éti avait été fixé le programme de chacunes de ces journées? Nous l'ignorons, i avec quelle persistance les traditions se maintiennent en matière de rites, etj document cité n'appartienne qu'au milieu du quatrième siècle de notre ère, il selon toute apparence, un élat assez ancien du culte. On remarquera qu'il tant de jours consacrés à la tristesse que de jours assignés à la joie. C'est jour qu'avaient lieu les flagellations et les émasculations.
3. Pindare s'écriait dans un de ses dithyrambes (Strabon, X, m, 13) : « [ dieux], voici que, pour commencer la fête, retentissent les cymbales au conl et les bruyantes crotales, voici que s'allume la torche faite d'un jaune bois é môme, dans un des hymnes dits homériques (XIII, 3-4), Cybèle est appelée « plaît le bruit des crotales et des tambours, ainsi que le frémissement de la i PKRCE, xvn, 37 ; XVII, Macrobe, Saturnales^ I, 18.