AuxîTj £ups/r„ IL, VI, 173, 188, 210, etc
3. Strabon (XII, viii, 5; XIV, m, 10) n'ignore pas que les premiers habitants de cette contrée se sont appelés Milyens et Solymes, que le terme lycien n'est entré que plus lard dans l'usage; mais il parait croire qu'il n'y a eu là qu'un seul peuple qui a changé de nom, hypothèse peu vraisemblable par elle-même et que démentent les vers d'Homère
comme on la supposé, des Sémites? C*est possible; mais rien ne le prouve*. Le seul fait certain, c'est que Ton ne trouve pas d'inscriptions lyciennes à Test et au nord du Massikytos.
Homère ne mentionne pas une seule de ces cités lyciennes dont les ruines pittoresques, toutes encadrées dans des paysages grandioses, font aujourd'hui l'admiration des voyageurs. C'est que la vie urbaine n'était peut-être pas née encore en Lycie; elle ne s'y développa qu'au contact et grâce aux exemples des Grecs de Phasélis, de Rhodes et de la côte carienne, avec lesquels ils eurent des rapports dont témoigne
247. — La vallée du Xanthe. Duruy, Histoire des Grecs, t. III, p. 253 2.
ladoplion par les Lyciens d'un alphabet dont les éléments principaux sont empruntés à l'un des types de l'écriture grecque. Sous cette in-
[liinde, Vï, i8i, 204) qui montrent les Lyciens, génération après génération, guerroyant contre les Solymes. Il se réfute ailleurs indirectement lui-même, quand il parle de la langue des Solymes comnio.de Tune de celles qui étaient usitées dans la Cibyratide (XIII, IV, 17); il ne dit pas « la langue des Lyciens ».
i. On a voulu invoquer à ce sujet le témoignage de Chœrilos (cité par Josèphe, Contre Apiorit I, 22); il énumère parmi les soldats de Xerxès,dans son expédition contre la Grèce, une nation « qui parle une langue phénicienne » et qui « habite les monts Solymes »; mais Josèphe croit reconnaître là les Juifs, et ce qui semblerait indiquer qu'il nese trompe pas, c'est que le poète, pour achever de caractériser la patrie de ce peuple, ajoute ces roots : « auprès d'un vaste lac. » Où chercher ce lac en Lycie? Il y a au contraire, en Palestine, le lac Asphaltite.
2. Cette vue est empruntée à la planche XXIII du tome !«*" des Reistn, Elle est prise,