‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 2)Chapitre 196 sur 412 · J.-P. Six, Mnnnairs bieitmncHy p · texte numérisé non relu

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et commerciales qu'elle établit entre les sujets d'un même empire, commence à subir des influences qui jusqu'alors n'avaient franchi que très difficilement ses frontières de terre et de mer. Les espèces qu'elle se met à frapper, vers cette époque, sont au poids des espèces lydiennes, mais de celles-ci déjà affaiblies par une longue circulation; tout en créant des types spéciaux à cette contrée, les artistes qui ont gravé les coins de ces monnaies se sont inspirés des slatères émis par les grandes cités de l'Ionie. Rien n'est original ici, ni le système et les différentes tailles qu'il comporte, ni le style des images que portent ces pièces. Le type dit du triquètre revient très fréquemment dans ce monnayage (cul-de-lampe du ch. II). On y a reconnu des têtes de serpents, groupées comme celles qui soutenaient le fameux trépied consacré à Delphes par les Grecs après la bataille de Platées. Ces têtes sont d'ordinaire au nombre de trois, ce qui justifie l'emploi du terme en question; mais parfois aussi il n'y en a que deux, ou le nombre s'en élève jusqu'à quatre. On a cru deviner un rapport entre ce symbole et le culte d'Apollon, que les Grecs représentent comme antique et populaire en Lycie.

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