DiKULAKOv, VXrt antique, III, p. îi
4. Voir a ce sujet G. Uawli.nson, The five (jreat monarchies, t. II, p. 279 e(, noie 1, If res des relalioiis de voyaj;e d'où il a tiré ses renseignements.
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rables à celles dont le Liban et le Taurus conservent encore de si beaux spécimens. C'est du Taurus ou du Liban qu'ont dû être apportés, par les défilés de TAmanus, par le désert de Syrie, par les plaines de la Mésopotamie, par les rampes vertigineuses, appelées aujourd'hui kolals, qui servent à escalader le rebord du plateau de l'Iran, les troncs de cèdre qui ont fourni les pièces principales des charpentes de Persépolis. Il fallait, pour ces charrois, des milliers de bêtes de somme et toute une armée do convoyeurs; mais les distances, la dépense, les vies humaines ne comptaient pas, lorsqu'il s'agissait de satisfaire un désir du Roi des rois.
Il n'est pas un des anciens édifices de la Perse qui ait gardé son couronnement; pour restituer celui-ci, pour arriver à rétablir un de ces ensembles dont il ne subsiste plus que les parties basses et les parties moyennes, il convient de commencer par tenir grand compte des indications que peuvent fournir la nature des matériaux et maints détails de construction, visibles dans les portions conservées de l'ouvrage; mais où notre curiosité trouve des renseignements plus siirs encore, c'est dans les représentations que nous a lui-même laissées de ses propres bâtiments le peuple dont nous étudions l'architecture. Ici, chez les Assyriens par exemple, ces transcriptions se rencontrent, sous forme d'images plus ou moins naïves, dans les scènes variées que figurent les bas-reliefs*; là, en Lycie et en Perse, on a imité dans le roc les frontispices des édifices construits. La tombe lycienne reproduit, avec une scrupuleuse fidélité, Taspect de la maison de bois et les particularités des modes d'assemblage qui la constituaient* ; de même, en Perse, la partie basse des tombes royales de Takhl-i-Djernchid et de Nakch-i-Bousiem n'est pas autre chose qu'une copie de la façade des palais (fig. 289 et planche I). Cette façade, qui est partout sensiblement la même, on en connaît le plan par les traces qu'ont baissées, sur les dallages des plates-formes de Persépolis, les murs, les colonnes et les piliers; quelques-uns de ces supports, plus ou moins mutilés, sont même encore debout, et l'on a ainsi certaines des données de l'élévalion. Les éléments comparables sont, de part et d'autre, tout a fait similaires, et il n'y a aucune raison de croire que la correspondance fftt