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groupement systématique et dont la masse se partage de même, à son extrémité supérieure, en lobes qui en marquent les divisions. Il y a dans le détail quelque dififérence; ainsi le bord de ces lobes est décoré, en Perse, d'une rangée de perles qui manque en Egypte ; mais, à cela près,
la donnée est toute pareille ; les profils se correspondent trait pour trait.
En revanche , l'Egypte n'offre pas, dans aucune au moins des colonnes qui s'y sont conservées, le modèle de cette partie inférieure du même chapiteau qui nous a paru pouvoir rappeler les palmes desséchées qui se replient et qui retombent autour du tronc (fig. 312, Bi.
On a voulu chercher l'origine de ce motif dans un chapiteau qui ne se rencontre qu'une seule foisenÉgyptc, celui du promenoir de Toutmèa^ ; mais il ne semble pas qu'il y ait aucun rapport entre ces deux types; le chapiteau en question s'évase par en bas; il a la forme d'une cloche^ Au contraire, cette portion du chapiteau perse n'est pas autre chose qu'un cylindre dont le diamètre est un peu supérieur à celui du fût, lequel a Tair de se continuer sous cette sorte de gaine, comme le stipe de l'arbre se prolonge et se perd au milieu des feuillages ilétris. Pour rencontrer un motif qui rappelle celui-ci, ce n'est pas à l'Egypte qu'il faut s'adresser ; on le trouvera plus aisément en Assyrie et en Phénicic, où, dans les ivoires de Nh?iroiid, dans les débris de certains meubles et de colonnettes lapidaires, ainsi que dans la décoration de maintes tables sculptées, nous avons eu l'occasion de signaler des feuilles ainsi rabattues qui entourent le sommet d'un fût ou d'un montant quelconque,
i. DiEULAFOY, rArt antique, H, p. 82.