‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 2)Chapitre 236 sur 412 · Histoire de TAW, t. II, li · texte numérisé non relu

Histoire de TAW, t. II, li

2. riiipiKz. Histoire critique des oriifines et de la formation dt*s Ordres grées, p. 08.

326, 327. — Formes élémentaires des colonnes égyptienne et perse. Chipiez, fig. 62 et 63.

de recourir à l'hypothèse d'un emprunt. La base de Pasargade n'est pas autre chose que le coussinet interposé entre le pied du support ligneux et le sol humide. Dès le premier éveil de l'instinct plastique, on a donné à ce coussinet la forme circulaire, pour qu'il fût mieux en rapport avec la colonne.

Il n'y a rien en Egypte qui ressemble, même de loin, au second type de base qui se montre à Pasargade près du premier, à ce tore cannelé sur socle cubique qui reparaît, avec de légères différences, dans certains édifices postérieurs (fig. 328). On a rapproché ce motif de celui que présente une base archaïque découverte à Samos*; mais il n'est pas nécessaire d'aller si loin pour trouver de nombreux échantillons de cette même forme. Cette base, caractérisée par l'ampleur de son tore, était d'un emploi courant en Assyrie*; on la rencontre fréquemment dans l'architecture rupestre de l'Asie Mineure, en Phrygie et en Paphlagonie (fig. 98, 138, 140, 142, 149).

Bien avant que les armées de l'Iran parussent en conquérantes sur ces plateaux, les peuples de la péninsule entretenaient avec les riverains de l'Euphrate et du Tigre des « , . ^

'^ ^ 328. — Base du portique du

relations dont leur art porte partout la marque. naM, à Pasargade. Profil On est donc fondé à voir, dans la base de Sa- '' ^^"P'-.^^^^^^;^.^^^

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mos comme dans celle de Pasargade, des variantes d'un même type que l'on peut appeler la base asiatique, type qui, comme le chapiteau à volutes, aurait été transmis aux Grecs par les nations de l'Asie Antérieure. Si toutes les deux ont un trait commun, les cannelures horizontales du tore, elles offrent pourtant des profils très distincts. Dans la base de Samos, ce n'est pas seulement le tore qui est cannelé ; la scotie qui se creuse au-dessous est rayée par les mêmes stries. De plus, à Pasargade, le tore repose sur une plinthe carrée, tandis que la base ionique n'a jamais admis que des moulures exécutées sur plan rond, hormis dans quelques monuments de décadence ; cette difCérence est capitale. La base grecque, même sous sa forme la plus élémentaire, est ainsi plus complexe et d'un arrangement plus savant que la base du Gahré; or le composé ne donne pas naissance au simple. Les deux types sont bien parents, car ils ont un ancêtre commun ; mais c'est une parenté éloignée; il ne saurait être question d'imitation directe et de copie.

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