‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 2)Chapitre 239 sur 412 · DiKt'LAFoY, l\\rt (Wtiqitey I, p. l^l · texte numérisé non relu

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LES FORMES SECONDAIRES

n'a pas fait continuer partout l'exécution de cette moulure; mais n'est-il pas généralement admis que les denticules représentent, dans l'architecture lapidaire, les abouts des chevrons du comble de bois primitif, et songe-t-on à contester que les édifices perses aient toujours gardé des combles en charpente? Cette sorte de transcription qui a donné naissance au cours de denticules a donc pu s'opérer en Perse dans les mêmes conditions qu'en Grèce et en Lycie, sans que l'un de ces peuples ait eu besoin d'emprunter à l'autre une idée si naturelle. Notez enfin que les denticules n'ont pas ici le même caractère qu'en Grèce.

333. — Élévation d'un fragmeat de la corniche du Gabré. Dieulafoy, l'Arl antique de la Perse, I, 33.

Au Gabréj ils sont découpés dans le bandeau inférieur de la corniche, comme le serait un méandre; mais le vide qui les sépare ne se creuse pas jusqu'à la moulure supérieure; chacun d'eux ne constitue pas une pièce indépendante. Il est difficile de reconnaître dans cette suite d'entailles, dans cette ébauche indécise, la copie d'un modèle analogue à cette porle du théâtre de Sélinonte que l'on en rapproche*. Là, qu'on nous passe cette comparaison familière, les denticules ressemblent à autant de dominos rangés en bel ordre sous la plate-bande qui les surmonte et à laquelle ils tiennent par leur base. Enfin, ce qui achève de donner à cet entablement un aspect tout particulier, c'est qu'il n'a rien qui ressemble à la forte saillie du larmier; or il n'est pas de corniche grecque sans larmier.

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