‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 2)Chapitre 244 sur 412 · I. Histoire de VArt, t. Il, !i · texte numérisé non relu

I. Histoire de VArt, t. Il, !i

des fouilles; ce sont « des fragments de bandeaux composés de listels courbes, séparés par des chapelets d'oves et des baguettes cannelées* » (fig. 339). C'est en partant de cette hypothèse qu'il a restauré cette porte dans la restitution de la salle hypostyle qu'il a exposée au Champde-Mars en 1889. Ainsi, en Susiane, dans cet édifice postérieur d'environ un siècle aux principaux palais du Fars, la modénature, tout en restant dans la même donnée générale qu'à Persépolis, aurait eu un caractère plus varié et un aspect plus grécisant.

11 ne semble pas qu'il y ait aucune conséquence à tirer des observations auxquelles ont donné lieu les proportions des baies ^ Nous ferons seulement remarquer que certaines des portes de PersépoHs sont relativement plus étroites que les plus étroites qui aient jamais été construites par les architectes grecs. Dans la Salle aux cent colonnes^ le rapport de la largeur à la hauteur serait, mesuré au-dessus du socle, comme 1 est à 2,50. Ce rapport, qui reste d'ailleurs, en général, très simple, varie ici, comme dans tous les édifices, entre des limites que ne permettent pas de dépasser les exigences des matériaux et les nécessités de la construction.

Ce qui mérite davantage d'attirer l'attention, c'est la recherche du mode de clôture que laisse deviner l'état actuel de toutes les baies. Ce mode diffère, suivant qu'il s'agit des tombeaux ou des palais. Dans les premiers, on trouve des crapaudines, des feuillures, le logement des vantaux; des portes y étaient certainement suspendues au tableau^ Au contraire, à Persépolis, tout au moins dans les grandes salles du trône, il n'existe pas de refouillements qui permettent de supposer que les baies du Takl-i-Djernchidy comme celles des monuments funéraires, fussent fermées par des huis de pierre ou de bois*. Il n'y avait là que des draperies mobiles, des tentures qui, suivant les jours et les heures, pouvaient être abaissées ou relevées en partie, de manière à barrer tout à fait le passage au soleil, ou bien à admettre une certaine quantité d'air et de lumière; il est facile d'imaginer plusieurs dispositions qui auraient permis d'atteindre ce résultat.

Page 1