Châpour. Monu- , . ^ j
ment au centre des H auraient pas disparu ; or il semble que les blocs ruines. Plan. Fiandin n'aient ici subi qu'uu hAtif et rude épannelage. Cha-
et Coste, Perse an- ^ j i»
cienne. pi. XL Vil. quc taurcau appartenait à deux assises, dont 1 une donnait la tête, et l'autre le poitrail (fig. 371)'. Les architectes d'autrefois avaient-ils, eux aussi, fait jouer à ces bustes de taureau le rôle de consoles, sur la crête de leurs murs? Nous ne savons; ce qui est certain, c'est qu'ici, dans l'emploi que l'on a fait de cette forme, on en a rompu l'unité ou du moins on l'a mise à la merci d'accidents faciles à prévoir: le moindre tassement de la maçonnerie devait en disjoindre les deux moitiés. Ce qui d'ailleurs contribue encore à dater le monument, à empêcher qu'on ne le prenne pour un ouvrage de la période achéménide, c'est que les fenêtres y affectent la forme cintrée; le ciseau a taillé un cintre dans l'ass^ise terminale, dans celle qui devait faire fonction de linteau, disposition qui trahit une époque où l'arc dominait en maître et servait d'amortissement aux baies de l'édifice (fig. 370). Enfin, dans une petite construction située au sud de ces ruines, dans le bassin qui reçoit là les eaux d'une
1. Celte salle a 18°»,38 dans un sens sur 17'»,30 dans l'autre.
2. Flandin et Coste, Pei^se ancienne. Texte, p. 41). Ces corps ont 1",26 de haut.
3. Le ttiureau, dans l'image ci-jointe, est restauré, et trop bien restauré.
belle source, la moulure qui règne autour du bassin est toute grecque de profil; mais une double rangée de godrons, ciselés sur la face externe du cavet, y fait songer à la corniche des portes de Persépolis*.
370, — Châpour. Monument au centre des ruine». Coupe. Flandin et Coste, Perse ancienne, pi. XL VII.
Le prince qui a bâti les édifices de Châpour parait donc s'être appliqué à y rappeler, ne fût-ce que par quelques traits, le style et Taspect des demeures de ses illustres devanciers, en même temps qu'à leur exemple il confiait aux rochers voisins le pompeux tableau de ses victoires et des triomphes par lesquels il les avait célébrés'.
Près de Chiraz, les ruines appelées Takhl-mader-i-Suleiman ont semblé à plusieurs voyageurs avoir un caractère analogue; elles représenteraient un édifice qui, bien après la chute des Achéménides, aurait été construit non seulement sur le modèle des palais de Persépolis, mais avec des matériaux empruntés à ces mêmes palais^; on y retrouve les portes isolées, faites de grands blocs, avec des bas-reliefs ménagés dans l'épaisseur du ta-
\, Flandin et Coste, Perse ancienne, pi. 46.