‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 2)Chapitre 265 sur 412 · Flandin et Coste, Peri>c ancienne, pi. 48-o · texte numérisé non relu

Flandin et Coste, Peri>c ancienne, pi. 48-o

•1. Flandin et Coste, pi. 5*» et Texte, pp. 64-66. Morikr avait en la mcWne impression.

371. — Châpour. Monument au centre des ruines, Profil restauré. Flandin et Coste, Perse ancienne, j)!. XL VII.

580 LA PKRSE.

bleau. Les pièces de rapport dont elles se composent n'auraient pas été foutes remises à leur vraie place ; il y a dans les profils des interruptions qui trahiraient le larcin. Le calcaire noir de ces chambranles n'existerait pas, assure-t-on, dans les montagnes qui entourent Chiraz; il est commun au contraire dans celles qui dominent la plaine de Mervdacht; enfin, on aurait reconnu ici des morceaux qui manquent au Taklit-i-Djemcliid\ Ces assertions mériteraient d^ctre contrôlées; si elles sont exactes, on aurait là une curieuse preuve des préoccupations auxquelles ont souvent obéi les souverains du second empire perse. Il y a des bas-reliefs sassanides ù une faible distance de ces ruines.

Ce ne sont d'ailleurs pas là les seuls indices de la complaisance avec laquelle, dans des temps très postérieurs à la conquête macédonienne, on a parfois reproduit, en Perse, des formes jadis familières à Tarchitecture nationale. Nous avons dit quel rôle celle-ci avait assigné, dans ses entablements, au créneau "; il suffira de rappeler ici un monument, les grottes du Taylin-Bostan , près de Kermanchah^ qui est un des chefs-d'œuvre de Tart sassanide '. Sculpture et modénature, rinceaux d'une riche et lourde facture, tout y porte Tempreinte de ce style redondant et fleuri qui procède de Fart gréco-romain des derniers siècles de l'antiquité, tel surtout que le pratiquèrent les provinces orientales de l'empire. Au-dessus de la grande arche qui sert d'entrée à la plus spacieuse des chambres souterraines, sont figurés des génies ailés dont le type est emprunté aux Victoires de la statuaire hellénique; mais la terrasse qui surmonte ce porche est bordée d'une rangée de créneaux très saillants (fig. 343). Ceux-ci ne sont pas une défense; ces hypogées n'étaient point une forteresse. Le crénelage n'est ici qu'un ornement; taillé dans la roche vive au lieu de l'être, comme à Persépolis, dans l'assise supérieure de la construction, ou d'être, comme à iNinive, bâti en briques, il n'a d'autre objet que d'offrir au regard un mode d'amortissement auquel celui-ci s'était accoutumé depuis de longs siècles.

Quand on s'est ainsi remémoré tous les indices qui témoignent de cette disposition des esprits, paraît-il téméraire^de supposer que, longtemps après la chute des Achéménides, un prince qui se bâtissait un palais dans ce district du Fars aurait eu l'idée d'embellir sa demeure et de lui donner un aspect plus auguste en y reproduisant, avec les moyens dont il disposait, quelque chose de l'ordonnance et de la déco-

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