Arrien, Anabase, VI, xxix
5. ARRiEiN, VI, XXIX : xai T7)v Oup{da hï â^av^aat xk [xlv auTiJ; Xi^ta 6votxoSo(iLi|aavTa, ta Si i:r{ktâ {{jL7:Xdl7avTa' xa\ eni6aXetv tbi Tn^Xoi tô 9r)p,ETov tô ptftatXtxr^v.
cette légère cloison, tandis que le chambranle en pierre de taille est demeuré intact.
Il y a une dernière difficulté, c'est Tinscription que nous ne retrouvons pas, quoique tous les auteurs qui ont parlé du monument de Cyrus s'accordent à en affirmer l'existence. Un voyageur récent, M. Stolze, croit apercevoir au-dessus de la porte un creux où aurait été encastrée autrefois une table fixée contre la paroi par des crampons de métal, table sur laquelle aurait été gravé le texte très court dont Aristobule donnait la traduction*. Celui-ci ne disait d'ailleurs pas, semble-t-il, où était placée cette inscription; qui sait si elle ne figurait pas sur une stèle dressée devant l'édicule?
Enfin, on a affirmé que le Gabré ne pouvait être que la sépulture d'une femme, et que c'était probablement celle de Mandane, la mère de Cyrus*. La raison que l'on en donne, c'est que, dans les cimetières musulmans, les tombes d'hommes se terminent uniformément par une dalle cintrée, tandis que le couronnement des tombes de femmes est triangulaire, rappelle le contour du toit à double pente qui surmonte le Gabré. On ne saurait nier que tel soit aujourd'hui l'usage en Turquie et en Perse; cet usage y est même fort ancien; mais quel motif a-t-on de croire qu'il remonte, dans ces contrées, jusqu'à la période antique? Y a-t-il rien, soit dans les textes, soit dans les monuments funéraires, qui justifie cette conjecture^?
De la comparaison que nous avons instituée entre le monument vu par Aristobule et le Gabré, il ne résulte pas que celui-ci soit certainement le tombeau de Cyrus; l'inscription seule, si le temps l'avait épargnée, aurait levé tous les doutes; mais il y a de très fortes présomptions en faveur de l'hypothèse qui identifie les deux édifices. Ce qui la rend encore plus vraisemblable, c'est le fait que cet édicule avait un cadre architectural, dont le développement et l'exécution soignée attestent le caractère exceptionnel du monument. Ce double mur et cette colonnade régnant sur trois côtés de la cour, toutes ces mesures
1. SiohZE, Persépolis, Bemerkungen, Dans la photogravure publiée par M. Dieulafoy {l'éXrl antique, I, pi. 19), on distingue, en effet, sur la façade, h l'endroit indiqué par le voyageur allemand, quelque chose qui ressemble à une dépression de forme régulière.