‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 2)Chapitre 288 sur 412 · Flandin et CosTE, Vevi^c ancienne, pi · texte numérisé non relu

Flandin et CosTE, Vevi^c ancienne, pi

pied d'une grande paroi de roc, en talus très rapide, dont une partie a été taillée au ciseau; on passe là devant le monument que les gens du pays appellent Dukkhan-Daoudy « la chambre, la boutique de David » *. A 5", 80 au-doësus du pied de la montagne, un premier socle qui a 1",20 de saillie; un second socle de 1",20 s'élève au-dessus avec une largeur égale; à 2", 50 plus haut, sur une face polie et coupée verticalement, a été ménagé un cadre dont la hauteur est de 1",45 et la largeur de 2 mètres. Ce cadre est divisé en deux parties égales : dans celle de gauche est sculpté un personnage vêtu d'une longue robe et coiffé d'une espèce de capuce qui couvre le front ainsi que les épaules ; il a la main droite étendue et de la gauche il tient un objet assez large, mais difficile à définir (fig. 393). Ce costume et la facture même de l'image rappellent plutôt les sépultures de Persépolis que les bas-reliefs accompagnés d'inscriptions pehlevies qui se voient sur des rochers voisins et qui datent certainement du second empire perse ^ Le capuchon dont paraît coiffé

le personnage fait aussi songer à cette tiare de laine foulée que les mages portaient du temps de Strabon et dont les oreilles pendantes descendaient le long des joues de manière à cacher les lèvres ^ On le retrouve sur une monnaie que l'on attribue à ces princes de la Perse propre qui paraissent avoir bientôt reconquis, sous les Séleucides, une indépendance de fait qu'ils gardèrent sous les Parthes * : nous voulons parler de certains tétradrachmes de poids attique, avec inscription pchlvie (cul-de-lampe à la fin du chapitre) ^ La légende

393. — Serpoul-i-Zohab. Figure sculptée dans le roc. Flandin et Coste, Perse ancienne^ pi. CCXI.

i. Flandin et Costk, Perse ancienne, Texte, pp. 469-170, pi. 210 et 211.

2. Le vêlement présente ici quelque analogie avec celui du serviteur qui, à Persépolis, tient le chasse-mouches au-dessus de la t(>te du roi. (Flandin et Coste, Pei'se ancienne, pi. l.ïo et 156).

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