Texier, Description, t. Il, p
2. Stolze, Persépolis, Berner kungen, Photogrammettische aufgenommene Plan.
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dont notre curiosité interroge aujourd'hui les flancs; elle était destinée à séparer le roi de la foule des sujets et à placer sa demeure audessus de leurs tètes, dans un enclos où, soustrait au contact du peuple, mais maître de Tespace et de la vue, il pût mener à son gré la grande vie royale et promener librement son regard sur une vaste étendue de pays.
Lorsque Ton a gravi les dernières marches de l'escalier et que Ton débouche sur le plateau, on aperçoit, à 15 mètres de distance, dans Taxe du palier supérieur auquel aboutissent les deux rampes convergentes, les restes d'un édifice qui n'occupe qu'une assez faible superficie, si on le compare à ceux que Ton rencontre en continuant à visiter la terrasse, mais qui n'en paraît pas moins avoir eu, dans le plan d'ensemble, une réelle importance ; la dimension en était considérable et l'exécution des plus riches et des plus soignées (fig. 290, n"* 1, fig. 299, fig. 423) \ On est en présence de deux énormes piliers, hauts d'environ 11 mètres, sur lesquels fait saillie, en ronde bosse, la partie antérieure du corps de deux quadrupèdes, dont la figure se continue, en haut relief, sur la face interne de ces massifs, à droite et à gauche du corridor dallé qui les sépare, corridor dont la largeur est de 3", 82 (fig. 426, pi. II). Ces images ont plus de 6 mètres de long sur 5 mètres d'élévation ; la matière en est prise dansl'épaisseur desgros blocs de calcaire, appareillés à joints vifs, dont étaient faits ces piliers. Au delà de ce couloir, on voit se dresser deux sveltes colonnes, auxquelles il ne manque que la partie supérieure de leur tête (fig. 427); la place de deux autres fûts est indiquée parleurs bases encore enfoncées dans le sol, où gisent aussi de nombreux fragments du chapiteau*. Enfin, par delà le groupe symétrique que formaient ces supports, on rencontre deux autres piliers, qui font pendant aux premiers et sont tournés en sens opposé; même plan, mêmes proportions; la seule différence est dans les animaux gigantesques, gardiens du passage. Sur l'une des façades, on reconnaît un type factice créé par la plastique chaldéenne, tandis que, de l'autre côté, on ne retrouve ni les ailes au dos, ni la haute tiare couronnant une tèle
\. Flandin etCosTE, Perse ancienne, Texte, pp. 78-83.
2. Flandin et Goste, Perse ancienne, Texte, pi. 74. La hauteur des colonnes, dans leur état actuel, est de i6™,:i8.
d'homme, ni la grande barbe frisée tombant sur le poitrail. Là le sculpteur s'esteontenté de figurer le taureau tel qu'il Ta représenté ailleurs, soit en buste, dans ses chapiteaux, soit, avec tout le développement de sa forme puissante, dans les compartiments des rampes qui montent aux palais. La restitution que suggèrent les éléments conservés offre toute cer-
426. — Les propylées. Plan. Flandio et Costo, Perse anciennej pi. LXXIII.