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vil ,
443, 444. — Élévation et coupe d'une porte. Flandin et Cosie, Perse anciennej pi. CXVllI.
ment ; elles sont comme masquées par le pied des supports. Quant à la salle hypostyle, elle paraîtra de faible dimension si on la compare
aux deux édifices extraordinaires que nous avons décrits en premier lieu. Le roi, quand il ne lui plaisait pas de se transporter dans une des grandes salles du trône, se trouvait encore ici placé, pour tenir sa cour et donner ses audiences, dans un cadre qui n'était pas indigne de sa majesté. Partout autour de lui son image, plus grande que nature, s'offrait aux yeux, sculptée dans l'épaisseur des chambranles massifs. Au-dessous, autour, au-dessus de ces bas-reliefs, c'étaient des dallages, des murs et des plafonds décorés dans le même goût et avec la même richesse que ceux des salles de réception. Le métal et les bois précieux, l'ivoire et les émaux y mariaient, dans une belle harmonie, leurs teintes sévères ou gaies.
Pas un fût n'est resté debout, ni dans la salle, ni dans le porche; mais ce qui est plus singulier, c'est que l'on ne retrouve ici, gisants à terre, ni bases, ni tambours, ni chapiteaux. Tout ce qu'ont fait découvrir les fouilles exécutées par Coste, puis, plus à fond, par le gouverneur de Chiraz, ce sont les assises de fondation des supports, faites de blocs irréguliers, assises qui étaient jadis cachées sous le pavage. Sur la face supérieure de ces substructions, pas de dépression circulaire qui marque la place des bases, ni dans le vestibule, ni à l'intérieur du bâtiment*. On s'est demandé si les colonnes n'auraient pas été ici en bois, comme elles le sont aujourd'hui dans le Pavillon des miroirs (fig. 409) ^ La conjecture, en soi, n'a rien d'invraisemblable; cependant des supports de bois auraient probablement été plus élancés encore que ceux qui se tirent du calcaire ; or les antes sur lesquelles venait s'appuyer la couverture du porche donnent, pour les fûts qui la soutenaient, la même proportion que dans les édifices où l'existence de la colonne lapidaire ne saurait être révoquée en doute. Dans cette architecture simulée des tombes de la nécropole royale où l'on est d'accord pour reconnaître l'imitation d'une façade de palais, c'est aussi cette colonne de pierre qui paraît avoir servi toujours de modèle ^ ; c'est donc elle que nous avons employée ici, tout en ayant peine à nous expliquer comment il se fait que, dans cet édifice, il n'en reste pas plus de débris.
Ni ici, ni dans aucun autre des édifices de Persépolis, il n'y a la moindre trace d'un étage supérieur. Aujourd'hui encore, dans les maisons et les palais de la Perse moderne, toute la suite des appartements ne forme qu'un rez-de-chaussée coupé en plus ou moins de pièces.