‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 2)Chapitre 34 sur 412 · Stkabon, XU, V · texte numérisé non relu

Stkabon, XU, V

'2. D'après les mesures barométriques prises par mon compagnon de voyage, M, Edmond Guillaume, Koutahia est à 920 mètres au-dessus de la mer et Kumbet à i 060.

3. Vitruve, dans son chapitre sur les Origines de l'architecture domestique, décrit avec assez d'exactitude ^se mode de construction, comme très employé en Asie Mineure; mais c'est particulièrement aux habitants de la Colchide qu'il l'attribue (II, i, 4). Le vrai, c'est qae l'on a bâU ainsi dans toutes les parties de la péninsule où s'étaient conservées des forêts de conifères, qui donnaient des pièces droites et d'un bois tendre; les maisons en bois de la Lycie sont pareilles à celles qui abondent dans la contrée voisine du Pont- Euxin. Voici le passage de Vitruve : « Après avoir couché parallèlement deux arbres à Urre, les habitants posent sur les extrémités de ceux-ci deux arbres dont la longueur est

TOXC V. 10

La configuration du sol est ici très particulière ; elle n'est ni la plaine, ni celle de la montagne. Dans tout le territoire qui entre Kumbet, Seid-el-ghazi, KhosreV'pacha-khan et Eski-kan on a une suite de vallées à fond plat, dont la largeur varie d'une ( à une millier de mètres; tout en présentant certaines sinuosités, tation générale est dirigée du nord au sud. Ces vallées sont s les unes des autres par des chaînes de hauteurs rocheuses, en moyenne de 40 à 50 mètres d'élévation : ces hauteurs se tei

parfois pa étroite arêl 45) ; ailleur ont une plus épaisseur , tent à leur s une aire d'une certaii due. A leui il y a soit dei éboulées, q sentent de« plus ou mo pides,soild€ tiers de roc, ses en désor uns sur les Au-dessus

pentes gazonnées ou de ces énormes pierres, du milieu des s'élancent de grands arbres, la crête esl presque partout coupée Par endroits, il y a aussi, dans le champ horizontal qui esl c entre ces sortes de murailles parallèles, des rochers de forme près conique, qui se dressent par groupes sur la surface de la \ La roche est un agglomérat volcanique d'un blanc jaunâtre, qu nulle part très dur, mais dont la densité et la force de rés varient pourtant beaucoup suivant les lieux*.

égale à celle de l'espace qui sépare les deux premiers troncs ; ils établissent ain< cloisons dont les angles sont soutenus par deux arbres verticaux. Ils remplissent valles avec de la terre grasse ; la couverture se fait avec des pièces de bois posé zontalement et parallèlement aux diagonales. Ils forment de celte manière une pyramide, qu'ils recouvrent avec des feuilles et de Targile. »

i. iM. liamsay m'ayant remis un petit fragment du rocher dans lequel est c

43 et 44.

Maisons de bois, près do Kuuibel, d'après un croquis de M. E. Guillaume.

Quand on cherche à s'expliquer la disposition singulière de lout ce terrain, voici ce que, sans être géologue, on croit deviner. Il y a eu autrefois, sur le vaste plateau qui occupe tout le centre de la péninsule, une mer intérieure dont les lacs actuels ne sont que de faibles débris. Soulevées et poussées par les mouvements d'un sol qu'ébranlent encore souvent les feux souterrains, les eaux finirent par s'ouvrir des chemins vers les trois mers qui entourent l'Asie Mineure; mais le régime des fleuves, tel qu'il existe aujourd'hui, ne s'établit qu'à la suite d'assauts répétés ; il faUut à ces fleuves s'y reprendre à plusieurs fois pour percer les doubles et triples barrières qu'ils rencontraient devant eux ; sur les gradins par

Page 1