‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 2)Chapitre 340 sur 412 · Stolze, PersrpoUs, Bemerkungen · texte numérisé non relu

Stolze, PersrpoUs, Bemerkungen

On n'y distingue plus qu'une baie, semblable à celle des palais de Tesplanade, dont les jambages portent deux bas-reliefs mutilés et méconnaissables.

C'est du nord-ouest qu'est prise la vue où nous avons essayé de présenter l'ensemble des édifices dont la réunion constituait la résidence royale, vers le milieu du quatrième siècle, avant la conquête macédonienne et les violences qui l'accompagnèrent (pi. IX). Il y avait d'ailleurs là, on n'en saurait douter, plus d'édifices que nous n'en avons mis dans ce tableau ; on remarquera sur le plan général plusieurs amas de décombres qui n'ont pas encore livré leur secret; nous n'avons entrepris de restaurer que les bâtiments dont les restes ont assez d'importance pour permettre une restauration qui ne soit pas de pure fantaisie. Les voyageurs, en étudiant de près ces ruines, ont parfois émis l'idée que plusieurs de ces constructions n'avaient jamais reçu la dernière main. Ici ce sont des cadres préparés pour des inscriptions qui n'ont jamais été gravées ' ; là ce sont des escaliers dont les sculptures ne paraissent pas avoir été toutes exécutées \ Ailleurs, dans la partie septentrionale du plateau, on voit gisants à terre nombre de fûts et de chapiteaux qui ne sont qu'épannelés, ce qui induirait à penser que les travaux d'édification se poursuivaient encore, sur plus d'un point, quand ils furent brusquement interrompus par la chute de la monarchie \ Les rois de Perse, il est vrai, tous issus d'Achéménès, ne paraissent pas avoir été aussi indifférents à l'achèvement ou à l'entretien des monuments de leurs prédécesseurs que l'étaient, par exemple, en Egypte, ces Pharaons qui démarquaient les sphinx et les temples bâtis par les dynasties antérieures, ou, en Assyrie, ces monarques dont chacun, aussitôt après son avènement, commençait à se bâtir un palais qui fût son œuvre propre et, pour y être plus vite installé, retournait et employait comme vieux matériaux les dalles d'albâtre où étaient ciselés les exploits de ses prédécesseurs. A F^ersépolis, au contraire, Xerxès termine le palais érigé par Darius et Ochus y fait une addition impor-

1. C'est ce qui est arrivé pour la salle hyposlyle de Xerxès {Histoire de VArt, t. V, p. 696, note i).

2. Il en serait ainsi, selon Stolze, au palais <Ie Xerxès et au palais (rOclms {Persepolis , Bemerktingen).

3. FLANDfN, Relation^ t. H, p. 200. Stolze {Bemerkungen, i) se demande si toutes les colonnes de la salle hypostyle de Xerxès ont jamais été dressées, s'il y en a jamais eu d'autres de montées que celles qui sont encore debout et celles dont les tambours gisent à terre. Il fait remarquer que, pour les cimetières musulmans, on n'emploie guère que de petits matéiiaux, et que l'on a peine à comprendre comment auraient disparu des masses comme celles de ces énormes fùls.

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