‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 2)Chapitre 355 sur 412 · PROCEDES ET MATERIAUX · texte numérisé non relu

PROCEDES ET MATERIAUX

reliefs, le sujet traité par l'artiste et les particularités de sa facture. Les sculptures de Persépolis, par leur développement et par les facilités qu'elles offrent à Tobservateur, restent le point de départ et l'objet principal de cette étude ; mais l'historien rencontre ailleurs des thèmes dont il n'y a pas d'exemple dans ce qui est conservé des palais du Takhty ou bien ce sont, comme à Suse, les matériaux qui changent, la terre cuite qui prend la place de la pierre et qui, par un naturel effet de cette substitution, change l'aspect du décor. Il convient donc de faire entrer en ligne de compte les monuments qui, tout en étant de moindre importance que ceux de Persépolis, relèvent de la môme école, sur quelque point du vaste empire fondé par Cyrus qu'ils aient été signalés; ils aident à fournir les éléments d'une définition complète et précise.

Le nombre de ces monuments est d'ailleurs assez restreint. Outre les grandes pages de sculpture qui se déroulent sur les soubassements des palais de la capitale et sur les chambranles de leurs baies, la Perse propre possède les tombes qui se dressent en arrière de la résidence royale et celles de Nakch-i-Rousterriy puis l'unique bas-relief qui subsiste au milieu des ruines de Pasargade. La Médie a le grand basrelief de Béhistoun et quelques autres ouvrages secondaires, dont un, qui ne paraît pas dénué d'intérêt, n'a encore été dessiné par aucun^ voyageur; enfin, il y a ces terres émaillées de Suse que le Louvre doit aux fouilles de M. Dieulafoy. La glyptique et la numismatique ajoutent quelque chose à ces données; la première surtout reproduit fidèlement, à petite échelle, les types créés et consacrés par les sculpteurs royaux; il est telle pierre gravée qui semble être la copie réduite d'un bas-relief persépolitain.

Tous les monuments que nous venons de citer sont des bas-reliefs ; cette école ne semble pas avoir eu beaucoup de goût pour la sculpture en ronde bosse. Les seules figures détachées dont il reste quelques débris sont des figures d'animaux, un taureau à Persépolis (fig. 432), et un lion colossal à Hamadan\ Celui-ci est aujourd'hui très fruste; la queue et les pattes ont disparu; la tête est mutilée; il n'existe plus que le torse; on a peine à deviner quelle était autrefois la pose du corps. Cette sorte de travail ne dépassait d'ailleurs pas les moyens du sculpteur perse; ce qui suffirait à le prouver, c'est le chapiteau qui, à Persépolis comme à Suse, surmonte les colonnes (fig. 465 et 466).

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