TOME V
407. — Cylindre. J. Menant. Recherches sur la glyptique orientale, II, fig. 150.
pire perse, dès le milieu du cinquième siècle. Quand tout s'altérail rapidement, Tadministration et les mœurs publiques, la religion et la langue, l'art n'échappait pas à cette corruption, et la glyptique a dû s'en ressentir aussi bien que la grande sculpture. Nous inclinerions donc plutôt à penser que ce cachet a été exécuté soit pour le dernier roi, Darius Codoman, soit plutôt, parce que le règne a été plus long et plus paisible, pour Darius II Nothus (425-405).
Voici un autre échantillon des pierres dont l'origine perse esl attestée par leur légende. C'est un cylindre en lapis-lazuli qui appartient
au Musée des armures, à Bruxelles (fig. 497). Un personnage debout offre de la main droite une couronne ; en face, le symbole de l'arbre sacré, tel qu'on le voit sur les bas-reliefs assyriens et sur les cylindres de l'époque du Second Empire; en haut, dans le champ, une étoile ; en bas, un ornement en torsade, et derrière le personnage trois lignes d'écriture parallèles à l'axe du cylindre, dans lesquelles on lit en caractères perses :
Cachet de la femme Khsarasasya OU peut-être :
Cachet de la femme Klisarsya *.
On connaît encore deux autres pierres qui portent des lettres perses ^ ; mais l'image n'y offrant aucun intérêt, nous nous abstiendrons de les reproduire, pour réserver plus de place à une autre catégorie d'inlailles, à celles qui, bien qu'anépigcaphes, paraissent se rattacher h la Perse d'une manière quelconque, par le caractère général du motif ou même parfois par un simple détail de costume.
Le plus curieux de tous ces monuments, c'est un beau cylindre en calcédoine qui appartient au Musée de l'Hermitage (fig. 498) ^ Le palmier traditionnel y sert encore à meubler le champ. Devant cet arbre, un roi qui porte l'arc et le carquois sur l'épaule a saisi par le bras un