‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 2)Chapitre 380 sur 412 · J. Menant, Recherchea. II, lif?. 149 et loi · texte numérisé non relu

J. Menant, Recherchea. II, lif?. 149 et loi

3. Compte rendu de la commissio7i archéologique de Saint- PMersbourg , 1881, pi. V, fiy. H et 9, pp. 81-82. Cette pierre provient de Kertcli,oii eUe a été achetée dans le conimen:»*. Elle avait été probablement recueillie dans quelque tombe des environs. La monture d'or ([u'elle avait conservée paraît d*un travail grec du quatrième siècle.

J. Menant, Recherches, II, pp. 168-170.

LA GLYPTIQUE

vaincu qui, un genou en terre, se retourne pour fléchir par ses prières le vainqueur; celui-ci semble lui enfoncer sa lance dans le cou. En arrière de ce groupe, quatre personnages debout, les mains derrière le dos, reliés par une corde enroulée autour de leur cou.

L'analogie avec le bas-relief de Brsoutoun est frappante (fig. 469). Les quatre prisonniers forment un groupe tout à fait semblable à cehu de la sculpture rupestre ; il n'y a de différence que dans le nombre des captifs. Quant au groupe principal, il offre une variante du thème ; le rebelle, au lieu d'être prosterné dans la poussière, n'est qu'agenouillé ; c'est avec la lance, et non avec le pied, que son maître le frappe ; mais l'intention est toute pareille. L'équipement et le costume du triomphateur sont bien ceux des rois Achéménides. On retrouve ici l'invincible archer des bas-reliefs et des monnaies; il porte la longue robe à larges manches. Pour rappeler la lutte qui a précédé le succès, cette robe est retroussée comme dans les tableaux où est figuré, à Persépolis, le combat du roi contre les monstres (fig. 351- 352). C'est peut-être pour le même motif que la tiare n'est pas ici la tiare haute et lisse du roi assis sur son trône, ni la tiare crénelée du roi des dariques; elle rappelle plutôt le bonnet côtelé du soldat perse (fig. 483).

Le rebelle est coiffé d'un chapeau d'une forme très particulière, à bords relevés, desquels se détachent des appendices qui ressemblent à des plumes. On s'est prévalu de ce détail pour conjecturer que le vaincu, c'est ici le mage Gaumata. Afin de donner quelque vraisemblance à cette hypothèse, il faudrait commencer par démontrer que telle était la coiffure des Mages ; or, ce n'est pas ce qui résulte du témoignage de Strabon; lui qui a vu des Mages, il parle d'une « tiare de feutre, munie d'oreillettes qui se rabattent des deux côtés sur les joues et qui cachent jusqu'aux lèvres*. » Ce serait quelque chose comme ce que nous a offert la tombe de Serpoul (fig. 393). Ici rien de pareil; les joues et la bouche sont découvertes. Ce qui ressemble encore le plus au bonnet du personnage de l'intaille, c'est ce haut bonnet à cornes, lui aussi souvent orné

8. — Cylindre. J. Menant, Recheixhes^ II, pi. IX, fig. 1. Dessin de Saint-Elme Gautier.

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