Exploration archéologique, p
t. Ramsay, The rock necropoleis of Phrytjhi [Journal of Hellenlc Studies, 1882), p. 16-17.
102 LA PHRYGIK.
au niveau ou même au-dessous du sol actuel, el ce serait en déchaussant le rocher que Ton aurait cliance de découvrir l'entrée de la chambre, sous les trois ou quatre mètres de terre qui font talus en avant de la Caçade. Des fouilles seules pourront trancher la question ; d'ailleurs on ne saurait citer, dans toute la nécropole phrygienne, un seul exemple d'une pareille disposition; aussi est-on conduit à se demanderai Ton est là en présence d'une véritable sépulture ou si cet ensemble ne formerait pas un simple monument commémoratif dont les dimensions imposantes, dont l'exécution laborieuse et soignée auraient été un hommage rendu par les princes du huitième et du septième siècle à ce héros éponyme, à cet ancêtre légendaire dont ils avaient pris le nom et qu'ils adoraient comme un dieu \ Dans cette hypothèse, on s'expliquerait aisément la destination de la petite grotte qui a été creusée à gauche du grand frontispice : elle aurait servi à recevoir les offrandes que Ton apportait à ce dieu, les lampes que Ton allumait en son honneur^.
Ce qui confirme cette manière de voir, c'est qu'il y a, près du monument de Midas, deux autres façades sculptées dans le roc qui ne paraissent pas correspondre à un caveau creusé dans l'intérieur du massif; point de porte, même simulée, au milieu du frontispice et, sur la plate-forme que portent ces rochers, plate-forme où poussent des pins et que Ton atteint facilement, aucune trace de puits.
L'une de ces façades (n° 4 de la carte, fig. 58) porte aussi une longue inscription en très grandes lettres ^; cette inscription est même beauéoup plus longue que celle du monument de Midas. Au-dessus du fronton, elle dessine trois lignes qui en accompagnent les rampants; elle se continue sous la base du tympan, à la place qu'occuperait la frise dans un entablement grec ; enfin elle s'achève à droite du tableau, sur le roc brut. Si le texte, où on ne devine guère le sens que des mots MATEPES et MATEPAN, couvre ici plus d'espace, en revanche la décoration est plus simple; il n'y en a que sur le cadre même; celui-ci forme une espèce de chambranle rectangulaire qui entoure un champ
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2. M. Ramsay incline à chercher la chambre funéraire dans cette grotte qai, complétée et fermée par des blocs de pierre, aurait été autrefois plus spacieuse. Ce caveau aurait pu être caché sous des terres accumulées au pied de la paroi. Le roc n'a pas gardé la moindre trace qui rende cette conjecture vraisemblable.
3. Texier, Description, t. I, p. 157-158 et pL 59. Stewart, pi. 13 et 14. Nous avons contrôlé et rectifié dans quelques détails la planche de Texier au moyen d'une photographie que nous a communiquée M. Fougères et du croquis de M. Ramsay. Cette façade est connue dans le pays sous le nom de tombeau d'Hassan bey.