Coupe sur Ai
extérieur, pas plus ici que dans la plupart des autres tombes de la nécropole; sur la haute paroi où elle s'ouvrait, il y avait donc, plus bas que le seuil, la place nécessaire pour donner à ces images tout leur développement normal.
Il est très regrettable que cette tombe ait subi un pareil désastre. Si elle était demeurée intacte, on l'aurait certainement admirée comme Tua des plus précieux ouvrages de l'art phrygien ; la taille et l'exécution des figures qui la décoraient, le caractère original de sa distribulion intérieure, tout en aurait fait un monument digne de rivaliser avec celui où on lit le nom de Midas.
Dans le pilier qui décore le tympan de la paroi méridionale de la chambre (fig. 67 et 68) , nous avons reconnu la copie dune pièce de charpente. Nous n'avons pu nous prononcer sur le caractère de l'espèce d obélisque qui, dans la tombe aux deux lions affrontés, s'élève au-dessus du linteau de la porte (fig. 64) ; il a beaucoup souffert des intempéries ; les contours en sont trop indéterminés pour permettre une conjecture quelconque ; mais ailleurs, dans cette même nécropole, au centre dé frontons que protège la saillie d'une corniche, on a pu, avec beaucoup de vraisemblance, reconnaître un phallus*. Nous avons déjà dit quelle idée et quels sentiments ont conduit les Phrygiens à placer le phallus au sommet d'un tertre funéraire, ou bien au-dessus de l'entrée d'un caveau.
Ce symbole forme, à lui seul, la décoration d'un tombeau qui est creusé au pied de Pichmich-Kalé (fig. 100, D), dans le massif même dont le sommet porte la forteresse. Nous avons été les premiers, M. Guillaume et moi, à l'étudier en 1861 ; M. Guillaume en a relevé le plan (fig. 72) et 1 élévation (fig. 73) ; une coupe transversale, pratiquée dans le vestibule, achève d'en faire comprendre la disposition (fig. 74).
I. Presque lous les explorateurs qui ont visité les lombes phrygiennes ont eu celle pensée. Barth, heke von Trapezunt, p. 94. Perrot et Guillaume, Exploration archéologique, p. 146.