Hymnes, lU, v
5. Ce résultat, auquel plusieurs routes nous ont conduit, s'accorde avec la chronolo- $!ifî d'Easèbe. Eusèbe plane le commencement du règne de Tun des Midas dans la qua- Irièmo année de la dixième olympiade, c'est-à-dire en 737 {Chronique, éd. Angelo Mai, p. 321); il est vrai qu'il en avait mis déjà un autre 552 ans plus tôt, au temps de Pélops ptdela fondation de Troie (p. 291). Ce qu'on peut dire, c'est que la première donnée appartient à la période fabuleuse de ses tableaux et n'a par conséquent aucune valeur, tandis que la seconde est comprise dans la partie vraiment historique de son œuvre, dans celle où il a mis en oeuvre des matériaux d'un caractère tout différent. Même observation pour la date qu'il assigne au suicide du dernier Midas qu'il mentionne (p. 324); il \f met dans la cinquante-neuvième olympiade, date qui est évidemment trop basse.
i4 LA PHHYGIE.
éponymes des tribus phrygiennes, d'ancêtres fabuleux adorait comme des dieux *. En rapprochant les uns les rares textes qui se rapportent à cette histoire, on a ( distinguer trois Midas et quatre Gordios -. Peu importe de ces princes; ce qu'il convient de retenir, c'est que 1 phrygien, après une période de prospérité qui dura un si siècle et demi, fut, en même temps que la Lydie, vers 6 et bouleversé par l'invasion cimmérienne. Le roi d'alors, pour ne pas survivre à sa défaite, se serait donné la mort du sang de taureau ^ Lorsque le flot eut passé, quand 1 seurs eurent disparu, l'ancienne dynastie reprit le pouvc le prouve ce fait que, sous Crésus, il est question d'un sang royal phrygien, qui s'annonce comme fils de Gordios de Midas * ; mais le royaume était resté ébranlé par le cho( un moment renversé ; on ne voit pas qu'il ait opposé une sérieuse à la conquête lydienne quand celle-ci, sous Alyatle s'étendit jusqu'à la rive gauche de l'Halys, dans la premièn sixième siècle ^
C'est donc une durée de deux siècles à deux siècles et de est en droit d'assigner à cet État phrygien auquel nous rap monuments qui subsistent encore non loin des source ment la branche occidentale du Sangarios. A proprement État n'a pas d'histoire; nous ne savons rien de son régime il a vécu trop loin de la côte. Jusqu'au moment où les Grec en rapport et en lutte avec la Lydie, les Grecs du littoral ne ce qui se passait sur le plateau. Quelques-unes cependanl données que l'on a sur ce royaume se relient à des évone à quelques années près, ont des dates certaines; il y a
\. Le fait est prouvé au moins pour Midas; Midas se confondait av dioui dont le culte resta populaire dans l'ouest de la péninsule jusqu'aux du paganisme (Hésychius, s. v. M(5a; Oso;). Certaines représentations de vases peints ne s'expliquent bien que par cette confusion. (Voir Panokka, ht werken, dans ArchaBologische Zeitung, t. Ill, p. 92 (ISto).