Histoire de l'Art, t. IV, Hg
L'ARCHITKCTURK FUNÉRAIRE.
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sente sur une autre tombe de la nécropole, tombe où le travail est moins sommaire que dans celle de Pichmich-kalé (fig. 75)*; de part et d'autre, même plinthe qui sert de base, même dé quadranguiaire, même pyramidion. De la Syrie méridionale ce type a dû passer chez les Hétéens qui adoraient Astarté ; de la vallée de TOronte et de la Cilicie, il s'est répandu dans la Cappadoce et, de là, dans toute
75. — Tombe de Yapuldak. Élévation de la façade et coupe sur l'axe de la façade.
Journal, pi. XXVIII.
TAsie Mineure ; il est devenu ainsi d'un emploi traditionnel dans les rites de ces cultes qui, chez des peuples divers, traduisaient une même idée, celle de la puissance créatrice, éternellement féconde, et des hommages qu'il convient de lui rendre. C'est ce type que nous serions disposé à reconnaître dans un des signes de l'écriture hétéenne, signe qui a pris, dans l'écriture cypriote, une forme cursive encore plus abrégée (fig. 76).
La tombe dont nous venons de reproduire la façade se trouve a
1. STEm-ABT, pi. XV. Barth, He/se, p. 93. Ramsay, Journal of Hellenk Studies, t. III, p. 556-237 et pi. XXVIlI, n<»4.
Yapuldak (n* 2 de la carie); elle se compose de trois chambres en enfilade; elle a deux ouvertures, Tune à Touest, l'autre à /^KV Test de la colline, qui a ainsi été percée de part en part.
A Test, les pentes sont douces et l'hypogée est d'un accès facile ; il donne sur une spacieuse terrasse qui a 7G. — Signe de SOU parapet taillé dans la roche vive. C'est par là cerlai- 1 écriture he- jjgjjjg^t Qu'out été introduits Ics morts qui sont venus
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The empire of habiter ccs grottcs artificielles; mais, sur ce versant, le 2o*éd.pi.x \A. ^^^ ^'^ ''^Ç" aucun ornement. Le décorateur a porté tout son effort sur la façade postérieure, sur celle qui domine la vallée, d'où on l'aperçoit vers le milieu de la haute falaise presque verticale. De ce côté, l'ascension est pénible et même dangereuse; il faut avoir le pied sûr et la tête à l'abri du vertige pour arriver, en s'accrochant à toutes les aspérités du roc, jusqu'à la corniche qui règne en avant du frontispice; celle-ci n'a guère que 50 centimètres de large. Au moindre mouvement de recul, on ferait une chute d'environ 40 mètres, et cependant il n'y a de place que sur cet étroit rebord pour qui veut examiner de près la décoration de cette devanture.
La baie qui s'ouvre là dans le mur de rocher a plutôt le caractère d'une fente que d'une porte; en effet, le seuil est à 25 centimètres au-dessus du sol extérieur et à près de 50 au-dessus du sol de la première pièce. La largeur de cette baie est un peu moindre en haut qu'en bas, et la même inclinaison, à peine sensible, se remarque dans toutes les lignes des fasces qui, faisant l'une sur l'autre une légère saillie, dessinent autour du chambranle comme autant de cadres. Plus haut, dans le tympan du fronton, à droite et à gauche de cette sorte de pilier ou d'obélisque dans lequel nous croyons pouvoir reconnaître un phallus, il y a deux animaux passants et affrontés. Stewart y avait vu deux chevaux; Barth et Ramsay sont d'accord pour reconnaître que celui de droite, le mieux conservé des deux, n'est certainement pas un cheval; il a bien plutôt l'aspect d'un bœuf; quant à l'autre, qui a beaucoup plus souffert, on ne saurait déterminer avec certitude l'espèce à laquelle il appartient*.
Les chambres sont petites; il y en a trois; le plafond est à forme de toit à double pente. Au-dessus de la porte qui mène de la première à la seconde (nous supposons que l'on est entré par l'ouest), il y a, dans le milieu du pignon que le ciseau a dessiné sur la paroi, une