‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 2)Chapitre 63 sur 412 · Histoire de VArt, t. IV · texte numérisé non relu

Histoire de VArt, t. IV

4. Sur cette croyance, voir Histoire de l'Art, t. IV, p. 373-374.

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108. — Arslan-kala. Vue d'ensemble. Journal of Hellenic Studies, 1884, pi. XLIV. TtJÏK V. 20

isolé, en forme de pic, qui, haut d'une vingtaine de mètres, s'élève sur une pente couverte d'herbe *.

Ce massif a été taillé de trois côtés, de manière à présenter trois plans verticaux, qui regardent Test, le sud et le couchant. La face méridionale est la plus importante. Un champ rectangulaire, dans la partie inférieure duquel s'ouvre une porte, est surmonté d'un fronton, que couronne un motif curviligne analogue à celui du monument de Midas; ce motif parait se terminer ici par deux têtes de serpent. Tout le champ était jadis rempli d'ornements géométriques analogues à ceux qui se sont si bien conservés à Iasili'kaia\ c'étaient des méandres et des croix; mais ici ce décor n'a laissé que des traces à peine visibles; il est si effacé que, dans le dessin reproduit ci-contre, on n'a même pas essayé d'en marquer les vestiges. Il y avait aussi une inscription phrygienne sur le bandeau qui sépare le grand rectangle du triangle qui forme le fronton ; mais elle est en trop mauvais état pour qu'on puisse espérer la transcrire, même à l'aide d'une échelle ^ Protégé par la saillie des rampants, la décoration du fronton s'est mieux conservée, quoique le relief en soit partout très faible. Elle se compose de deux sphinx ailés, affrontés et passants, qui sont vus de profil, naais dont la tête est tournée vers le spectateur. On ne distingue plus les détails du visage; mais les oreilles sont très saillantes et, de chaque côté delà face, deux longues boucles pendent jusque sur l'épaule. Un pilier sépare les deux spliinx. Sous les rampants court un ornement dont le principe est celui de la grecque.

La face du monument qui est tournée vers le levant est occupée par un grand lion debout, dont les pattes de devant viennent s'appuyer sur l'angle du fronton, tandis que la tête, dont il ne reste pour ainsi dire plus rien, en dépassait de beaucoup le sommet. La partie inférieure de la figure est mieux conservée. On s'attendrait à trouver le pendant de ce lion sur la face occidentale; aussi n'est-ce pas sans surprise que Ton y rencontre une figure plus petite, dont le mouvement n'est plus le même et qui représente un autre type. C'est un griffon passant, qui marche vers la droite (fig. 109); la tête a beaucoup souffert; c'était probablement par un bec d'aigle qu'elle se terminait, comme dans les images assyriennes qui ont pu servir de prototypes. Chez ce griffon

\. M. Ramsay, dont les croquis ont fourni les éléments des deux vues (Journal ofHetimir Studies, pi. XLIV), prévient que le dessinateur a exagéré l'élévation du massif; les 'Toqub n'en donnaient que la partie inférieure, celle où il y a de la sculpture et des moulures (Journal, 1884, p. 24i).

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