‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 2)Chapitre 65 sur 412 · I. HUtmre de l'Art, t. UI, Hg. 38i et · texte numérisé non relu

I. HUtmre de l'Art, t. UI, Hg. 38i et

1 Ram^ay, Jourtuil ofHellenic Studies, t. V, p. 24.').

110. — Arslan-kala. Bas-relief au fond de la chambre. Journal, 1884, p. 285.

lu feuillure où s'engfigeait la dalle qui fermait le passage. Ici au contraire, non seulement il n'y a aucun vestige de clôture, mais la porte même est figurée ouverte à deux battants, disposition qui, si elle convient mal à un sépulcre, est, en revanche, tout à fait appropriée à un sanctuaire. Franchissez-vous cette baie qui semble attendre et appeler les visites du passant, vous ne trouvez dans Tintérieur de la pièce ni auge, ni banquette, ni couches creusées dans le sol ou réservées dans la paroi; mais vous avez en face de vous une image dont le caraclère religieux ne peut faire doute. l)ira-t-on que la déesse a été figurée là,

sur le mur, comme patronne du mort et protectrice de * *| son repos éternel? Mais on - ^ ne rencontre rien de pareil dans ceux des caveaux qui sont sûrement des tombes.

Il nV a d'ailleurs aucune indication ni dans les textes ni dans les monuments figurés qui permette de croire que Cybèle ait jamais rempli cette fonction de souveraine du monde d'en bas, de protectrice des morts.

Selon toute apparence, la chambre A' Arslan-kaiu est donc un spéosde Cybèle, analogue à ces sanctuaires souterrains que nous avons visités en Egypte *, en Phénicie * et en Arabie \ à ceux que nous trouverons en Grèce, t)u ils sont le plus souvent dédiés à Pan et aux Nymphes, Nous inclinerions à voir aussi une sorte de chapelle, mais plus petite, dans la grotte taillée de main d'homme qui est contiguë au tombeau de Midas (fig. 48); c'est là qu'auraient été célébrés les rites héréditaires en l'honneur de l'ancêtre divinisé à la mémoire duquel était consacrée la façade grandiose où se lisent son nom et son titre royal. Enfin, dans tout le district que nous venons de parcourir, on aperçoit, presque à chaque pas, des niches qui, toutes baignées d'ombre, se détachent en

\. Histoire de VArt, l. I, p. 408-427, fig. 234-249.

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