‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 2)Chapitre 98 sur 412 · HéaoDOTB, î · texte numérisé non relu

HéaoDOTB, î

2. Pldtarque, Sur Isis et Bsiris, 24. Hérodote, I, 9i; iv, 4o. Denys d'Halicarnassk, AntiquUéê romaines, I, 27. On a rapproché de ce Maiiès le Manu de l'Inde et le Mannus germanique. Il serait déjà plus hasardeux de faire entrer en ligne de compte le Cretois Minos.

3. « V. 32 : Les fils de Sem furent : Ëlam, Assur, Ârphacchad, Lud et Arara. »

4. Fr. Lenoruant, les Origines de VhiMoire d*aprâs la Bible et les traditions des peuples mentaux, t. II, p. 324.

des peuples sur la surface de la terre. Les fils de Japhet, ce sont les peuples de l'ouest et du nord ; les fils de Cham occupent la Syrie méridionale et l'Afrique ; entre les deux se place la famille à laquelle appartient l'écrivain sacré, celle de Sem. Dans chaque groupe, les nations que représentent tous ces noms se trouvent rangées, à peu de chose près, comme elles le seraient sur la carte, par ordre de contiguïté. Le rédacteur de ces listes aura-t-il été mettre les Lydiens entre la Chaldée [Arphacchad] et la Syrie [Afam)? Peut-être faisait-il là mention d'une tribu de la Mésopotamie qui ne nous est pas connue sous le nom qu'il lui donne, ou bien ce nom même a-t-il été altéré par une faute de copiste*. A quelque conjecture que Ton s'arrête, ce texte isolé, douteux et obscur, ne saurait prévaloir contre les sérieuses raisons que l'on a de regarder les Lydiens comme apparentés de très près aux autres nations qui habitaient l'ouest de la péninsule, entre l'Halys et la mer Egée. On ne saurait nier, en revanche, que la civilisation sémitique ne paraisse avoir exercé sur eux une influence plus marquée et plus durable que sur les Phrygiens, sur les Bithyniens, sur les Mysiens, sur les tribus établies entre le bord septentrional du grand plateau et le littoral du Pont-Euxin. Les traditions, la langue, les cérémonies religieuses témoignaient de ces rapports et de cette action. La légende nationale faisait descendre la seconde des dynasties lydiennes de Ninos, fils de Bélos ; c'est-à-dire qu'elle la rattachait à l'Assyrie et à la Chaldée". Tout souvenir d'autres conquérants venus de l'Orient s'était perdu dans Téclat et dans l'éblouissement des victoires et de la puissance des Sargonides et de Nabuchodonosor; Ninive et Babylone avaient fait oublier (iargamich, et cependant, semble-t-il, la mémoire des Lydiens avait gardé quelques traces de très anciennes relations que leurs ancêtres auraient entretenues, non pas avec les grands États militaires de la Mésopotamie, mais avec les maîtres de la Syrie. On racontait que des princes lydiens Mopsos et Ascalos auraient été en armes jusqu'à Ascalon \ récits qui, s'ils contiennent quelque part de vérité, ne peuvent guère viser qu'une part prise autrefois aux luttes des Khétas contre l'Egypte. Tout cousins qu'ils fussent des Mysiens et des Phrygiens, les Lydiens étaient peut-être arrivés avant eux dans la péninsule, assez tôt pour s'associer aux convoitises et aux ambitions de cette ligue des peu-

i. C'est cette dernière idée qu'adopte M. Jules Halévy {Recherches bibliques, p. 465). Aux hébraïsants de discuter la correction qu'il propose.

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