‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 3)Chapitre 203 sur 381 · Jlilow, VIII · texte numérisé non relu

Jlilow, VIII

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368 LA JUDEE.

alors ouverts et pillés. Jérémîe avait prédit cette violation de la tombe royale*, et un livre très postérieur au retour de Texil, celui qui porte le nom de Baruch, présente cette prophétie comme accomplie : « Tu ratifias, dit-il à lahvé, les paroles que tu avais prononcées par la bouche de tes serviteurs les prophètes, savoir que les ossements de nos rois et les ossements de nos pères seraient jetés hors de leurs tombeaux ^ »

L'explorateur qui se vouerait à la recherche des tombes royales ne doit donc pas se faire d'illusion ; pénétrât-il jusqu'à ces dernières profondeurs de la nécropole où, racontait-on, des flammes jaillissant du sol auraient coupé le passage à Hérode et tué deux de ses serviteurs, il n'y recueillerait pas, comme Schliemann à Mycènes, des armes, des vases de métal, des joyaux contemporains de Salomon ; chambres et niches à cercueils, tout serait vide ; mais qui sait si le roc ou les débris entassés sur le sol ne lui offriraient pas des textes archaïques, semblables à l'inscription de l'aqueduc et à celle dont le monolithe de Siloam a gardé quelques lettres ? Or, parmi les savants qui se sont attaqués aux difficiles problèmes de l'histoire hébraïque, il n'en est pas un qui ne soit prêt à donner les plus riches mobiliers funéraires pour un ou deux documents de l'âge et du genre de la stèle de Mésa

§ 2. — l'architecture religieuse

Le temple de Jérusalem est, à lui seul, toute l'architecture religieuse d'Israël. Avant ce temple, il n'y avait pas, en Palestine, de monument qui méritât ce nom ; il n'y en eut pas, même après l'exemple donné par Salomon, ailleurs qu'à Jérusalem, sur le Moria. On peut donner plusieurs raisons de ce phénomène singulier; on alléguera l'étroitesse du territoire, le caractère monothéiste de la religion juive et la force des habitudes prises. Cette dernière explication est la seule que l'histoire doive retenir. Il eût été naturel, dans un autre milieu, qu'Ephraïm voulût, aussi bien que Juda, ériger un temple à son dieu national, et d'ailleurs maint canton de la Grèce, plus petit que la Judée, la Samarie ou la Galilée, renferme à lui seul plusieurs temples importants et célèbres. Quant au monothéisme hébraïque, on sait aujourd'hui quelle faible influence il a exercée, jusqu'à la captivité, sur le

i. Jérémîe, yiii, i.

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