‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 3)Chapitre 316 sur 381 · Plan du palais. Barth, ilewe, p · texte numérisé non relu

Plan du palais. Barth, ilewe, p

entre elles les assises, comme dans l'appareil hellénique? S'il en eût été ainsi, on devrait retrouver ici les restes de ces assises supérieures; mais nulle part, ni dans l'intérieur de l'édifice, ni autour de lui, on n'aperçoit le moindre amas de débris; partout les substructions s'arrêtent à la même hauteur. Il n'y a donc qu'une explication vraisemblable : ici, comme à Ninive, le pied seul du mur était fait de pierre; tout le reste était en briques crues, et celles-ci se sont réduites en poussière. Quant aux trous, ils ont dû, de manière ou d'autre, avoir pour objet

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d'établir une liaison entre la pierre et le premier lit de briques. Y coulait-on de largile humide qui faisait corps avec le dessous de la brique, ou bien y plantait-on de petites tiges de bois qui entraient dans celle brique et qui la fixaient? Nous l'ignorons ; mais il semble qu'on aurait pu obtenir ce même résultat à moins de frais, avec de simples coches, avec des entailles pratiquées dans la face horizontale du bloc.

Un phénomène étrange, c'est que ces briques, en se désagrégeant, n'aient pas formé un monticule sous lequel auraient été ensevelies les fondations de l'édifice, comme il est arrivé communément en Mésopotamie et dans la Syrie septentrionale. On s'explique celle apparente anomalie par la situation qu'occupait le bâtiment et par la nature du climat. Le Icrrain n'est pas plat ici comme en Chaldée et dans le Naharana, comme à Euiuk même, où le palais était au milieu d'une plaine. Ainsi que Tindique notre vue d'ensemble (fig. 294), le palais avait bien été bâti sur une esplanade, mais sur une esplanade que dominent les lianes inclinés du coteau et qui, à son tour, domine ce qui formait autrefois une terrasse inférieure. Il pleut beaucoup ici, beaucoup à l'automne, beaucoup au printemps; pendant l'hiver, c'est la neige qui s'amasse sur le sol, et qui fond rapidement, quand la saison change, aux premiers souffles des vents du midi. Toutes ces eaux, très abondantes, en glissant, parfois avec beaucoup de violence, sur ces larges pentes, ont lavé les décombres; elles ont peu à peu entraîné tout ce qui n'était pas la pierre résistante et soudée au roc.

On avait proposé une autre explication : le palais, au moment de l'invasion lydienne, n'en aurait été qu'aux fondations, et la construction, ainsi interrompue, n'aurait jamais été reprise. Dans cette hypothèse, il serait naturel que ni l'esplanade inférieure, ni la supérieure ne fussent encombrées de débris, que partout ces puissantes assises, blanchissant au miheu de l'herbe qu'elles dépassent, s'offrissent au regard libres et dégagées. Deux faits contredisent celte supposition : ce sont les traces laissées aux portes par les gonds, et c'est la présence, sur l'esplanade, à quelques pas de l'entrée, d'un objet qui ne peut guère avoir appartenu qu'à un édifice achevé, où le prince appelait et recevait son peuple. Nous voulons parler du trône, orné de deux bustes de bon, qu'a dessiné Texier*. Il est aujourd'hui renversé; nous n'avons pu eo apercevoir que le siège ; les lions étaient cachés en terre, et nous

1. Les dimensions indiquées par Texier ne nous ont pas paru èlre tout à faitexaclcs. Le Irùne n*cst pas non plus, comme il le dit, en marbre ; il est fait de la même belle pierre calcaire que les fondations du palais.

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n'avions pas le temps de les dégager ; c'est donc d'après notre prédécesseur que nous en donnons le plan (fig. 296), la vue de face (fig.297)

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