M. Martin croit a.voir constaté les effets du martelage
3. Pausanias, III, 22 : jxTjTpo; Ostov ap/aKiiatov a'avxwv ayaXiJLa.
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Voici l'autre :
« J'ai vu moi-même cette Niobé dans le mont Sipylos; de près, c'est un rocher escarpé, ne présentant aucune forme de femme, ni en deuil» ni autrement; mais, à une certaine distance, t^ous croyez voir (i65t^ opav) une femme en pleurs et plongée dans la tristesse*. »
C'est à ce rocher, dans lequel on croyait reconnaître une figure de Niobé, que se rapportent aussi, certainement, plusieurs passages d'Homère^, de Sophocle^ d'Ovide*.
La plupart des modernes, frappés du parti que la poésie et Fart ont tiré de la tragique légende de Niobé, n'ont pas hésité à voir dans la Buiuk'Souret la figure que l'on se montrait, dans l'antiquité, sous le nom de Niobé. Avec M. Weber, nous croyons qu'ils se trompent: et voici nos raisons. L'indication de lieu donnée par Pausanias se rapporte, de la manière la plus exacte, au Buiuk-sourety qui est, en effet, dans le territoire même de Magnésie^; au contraire, pour la Niobé, Homère dit seulement dans le Sipyle, près d'un endroit où jaillissent les eaux de la montagne, et Sophocle près du sommet de la montagne. Il la présente comme toujours mondée de pluie, comme toujours couverte de neige'. Le Sipyle n'a pas de neiges éternelles; mais, en tenant compte de l'exagération du langage poétique, on peut pourtant affirmer que Sophocle se représente sa Niobé de pierre comme assise sur une de ces cimes de la montagne qu envelop|)ent les tourbillons de vent et de pluie et où la neige de l'hiver tient plus longtemps que partout ailleurs. Même langage (hins Ovide; elle est, dit-il, fixée sur la cime du mont*. Tout cela conviendrait mal à notre figure, qui n'est pas dressée sur un sommet, mais qui est taillée dans la paroi d'un ravin et protégée par le roc qui surplombe. Enfin point de source ni de torrent dans le voisinage.
Enfin, ce qui est tout à fait décisif, c'est cette assertion de Pausanias que, de près, la Niobé du Sipyle n'était qu'un rocher escarpé, qui ne présentait aucune forme de femme, ni en deuil, ni autrement. Il fallait se placer à distance pour y trouver, avec quelque bonne volonté, une