‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 3)Chapitre 358 sur 381 · Histoire de l'Art, t. IV, p. 493 et note i · texte numérisé non relu

Histoire de l'Art, t. IV, p. 493 et note i

LES HETKENS.

lion, et Ton remarquera que là, comme sur la bulle de Tarkudimme, le même texte est toujours deux fois répété. Ce n'est pas Texiguïté de l'espace qui a contraint le graveur du cachet à se contenter d'y mettre des caractères, sans figure, car cette disposition a été adoptée pour celui de tous ces sceaux qui a le plus grand diamètre (fig. 372)*. L'empreinte occupe la base d'un cône ; elle comporte deux zones concentriques autour d'un champ circulaire. Dans la bande extérieure il y a, ce semble, plutôt des ornements que des signes, ou, en tout cas, ce sont les deux mêmes signes qui alternent et se succèdent indéfiniment; dans la seconde zone, de petits cônes très allongés, qui rappellent le clou de l'écriture cunéiforme ; ils ont leur sommet dirigé vers l'extérieur et sont

disposés symétriquement; entre eux, d'autres cônes plus courts, tournés en sens contraire. Le disque qui fait le milieu de la pièce est occupé par treize signes, parmi lesquels on distingue quatre astres, dont les uns sont pleins et les autres radiés, ainsi que deux croissants. La disposition générale fait songer à celle du sceau de Tarkudimme (fig. 262). La différence, c'est, outre la présence d'un court texte assyrien dans la zone externe, la figure virile qui, sur cette bulle d'argent, remplit le milieu du champ.

En regardant ce sceau, on se demande si les cônes de la bande externe ne sont pas une sorte de pastiche d'une inscription cunéiforme, un trompe-l'œil analogue à ces faux cartouches égyptiens qui se rencontrent souvent sur les coupes de bronze phéniciennes *.

Dans cette même série, il y a aussi des signes bien connus pour appartenir à ce môme système graphique sur des sceaux où sont gravées des figures, et ces figures ont leurs analogues dans celles que nous a fait connaître la sculpture. Ainsi, c'est un personnage qui fait le geste de l'adoration ^tig. 373) ; il est vêtu d'une sorte de chasuble, comme les prêtres d'Euiuk (fig. 333); il a, comme certaines figures de Boghaz-keuî

372. — Sceau d'arîrile. Grandoiip de Toriginal. A\'i-ip]it, The Empire, pi. XX, fig. 2.

\. Parmi les dix-huit sceaux que M. E. Sclilumberger et moi avons publiés daus la Revue archéologique, il y en a deux autres (fig. 3 et 4 de la planche) où les signes, en même nombre que sur l'exemplaire reproduit ci-contre, doivent représenter le même texte; mais il y a pourtant de légères différences d'arrangement et de dessin; elles sont assez sensibles pour permettre d'affirmer que les trois empreintes sont sorties d'une matrice différente.

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