‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 186 sur 440 · Bas-relief de l'arc de Titus, à Rome · texte numérisé non relu

Bas-relief de l'arc de Titus, à Rome

ment dont nous venons de reproduire l'ensemble ; nous l'en détachons pour le montrer à plus grande échelle, avec les fleurons qui formaient le bout de ses branches , avec les animaux chimériques qui en décoraient le pied (fig. 162). On l'a rencontré aussi, avec un dessin un peu différent, sculpté sur les murs des synagogues antiques (fig. 163); enfin c'est lui qui, dans les cimetières juifs de l'Italie et d'autres lieux, indique, à l'époque romaine, les tombeaux des enfants d'Israël; il y paraît comme le symbole de leur foi et de leur espérance , comme une allusion à ce temple détruit que l'on compte voir se relever un jour sur la montagne sainte.

i. I Rois, vu, 49; Il Chroniques, iv, 7.

162. — Le candélabre de l'arc de Titus, d'après De Vogué, le Temple, p. 33.

Outre ces meubles d'assez grande dimension, il y avait là toute une série d ustensiles de moindre importance, mais sans doute façonnés avec le même soin et dans le même esprit, « la corolle », c'est-à-dire des sortes de bobèches qui terminaient les bras des candélabres, « les lampes et les mouchettes en or, puis lès cruches, les couteaux, les jattes, les plateaux et les éleignoirs en or (in1. » Pour se faire une idée de la facture de tous ces instruments, on îfa qu'à chercher, dans les suites orientales de nos musées , les petits objets qui ont pu servir à des usages analogues, ceux qui proviennent des tombes égyptiennes ou cypriotes.

Même observation pour les cendriers, les pelles et les coupes, qui étaient en airain poli 2 ; le chroniqueur les met

au compte d'Hiram-Abi, tandis qu'il ne sait pas par qui avait été composée et exécutée la décoration intérieure du temple.

Dans les ouvrages auxquels était resté particulièrement attaché le nom d'Hiram-Abi, plus de bois ni de métaux précieux, plus de dorure. Hiram- Abi était surtout, semble-t-il, un fondeur et un ciseleur en airain, ce que les Grecs appelaient un toreuticien. Il avait établi ses fourneaux et dressé ses moules « entre Succoth et Tséréda, dans la vallée du Jourdain », là où il avait trouvé, le plus près possible de Jérusalem, la terre à briques et le sable dont il avait

besoin3. Ce fut de cet atelier que sortirent quelques pièces qui, par leur grandeur, par la richesse de leur décor ou par la complication de leur

163. — Candélabre de Taàarieh. De Saulcy, Voyage autour de la mer Morte, atlas, pi. XL VI.

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