Idem, Odyssée, iv
chars1. Enfin, dans cette Étrurie qui était un des principaux marchés de la Phénicie, on a retrouvé intacts des objets dont le principe est le même que celui des bassins du temple, des trépieds et de la corbeille d'Homère ; la destination seule diffère. Ce sont des brûle-parfums posés sur un train et par là très mobiles. Nous en reproduisons un qui provient de Céré, où il a été découvert dans la tombe Regulini-Galassi (fig. 175 et 476)2. Sa décoration est tout orientale ; on y rencontre ces fleurs de lotus et ces lions qui ornaient aussi le mobilier du temple. Véies et Préneste ont fourni des monuments semblables et du même goût3. Hiram n'a donc rien fait là, pour Salomon, qui ne fût dans les habitudes des ateliers tyriens ; mais ce qui n'aurait pas excité à Tyr la moindre surprise passait pour une merveille dans la Jérusalem encore si naïve et si rustique des premiers rois de Juda.
Le milieu de la cour était occupé par le grand autel des holocaustes.
Celui-ci était aussi de bronze, ou plutôt revêtu de plaques de bronze, et le rédacteur des Chroniques nomme Hiram comme l'auteur de ce travail4 ; au contraire, dans le chapitre vu du premier livre des Rois, l'autel est omis dans rémunération des ouvrages exécutés par Hiram pour Salomon, ce qui est d'autant plus singulier que, dans deux
i . Furtwangler, Die Bronzefunde aus Olympia und deren kunstgeschichtliche Bedeutung (in-4°, 1880), p. 40.
2. Grifi, Monumenti di Cere antica, pi. VI, fig. 3; Museo Gregoriano, I, pi. XV, fig. 5 et 6. Notre figure a été composée à l'aide de ces deux représentations, qui sont Tune et l'autre assez mauvaises.
3. Voir l'article de Garucci, intitulé Sepulchral remains at Veii and Vrseneste, dans VArcheologia britannica, t. XL1, lrc partie (1867), p. 197 et particulièrement p. 206 et pl. IV, ^ 2.