La façade du monolithe, depuis le déblaiement
qu'il offre dans notre figure 190 et qu'il conserve aussi, malgré le remaniement de la porte, dans la vue d'ensemble (fig. 191). Après la prise de Jérusalem, il put être profané et pillé; mais il n'avait pas de ces ornements délicats et saillants sur lesquels s'exerce parfois, à coups de pioche et de marteau, la rage d'un vainqueur. On ne dut pas plus songer à le détruire qu'à entamer le roc dont il faisait partie, auquel il tenait par sa base et par une de ses faces. Plus tard, quand, après le retour de l'exil, les habitants de la ville reconstruite et plus peuplée qu'autrefois recommencèrent à se servir de la nécropole orientale et la
tablettes juste assez larges pour qu'on ait pu y poser une lampe; mais parfois elles s agrandissent jusqu'à prendre les dimensions de tiroirs ou de placards ménagés dans la roche vive.
prolongèrent vers le nord, le tombeau désert reçut sans doute un nouvel hôte; en tout cas, il attira l'attention, comme reste et témoin d'un glorieux passé ; on serait même tenté de croire qu'il servit de modèle ; ce serait là que les architectes contemporains des Hyrcan et des Hérode auraient été prendre cette corniche égyptienne que, dans les tombeaux dits d'Àbsalom et de Zacharie, ils ont superposée a un ordre ionique el à une frise dorique.
On a voulu voir, dans le monolithe de Siloam, la chapelle que Salomon aurait édifiée pour cette fille d'un Pharaon qui devait tenir le premier rang dans son harem * ; mais cette conjecture, sous la forme où on
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