LA PEINTURE
quand elles s'imprimeraient dans l'argile ou dans la cire. Tant que la réforme dont les prophètes avaient pris l'initiative n'eut pas atteint son terme logique et achevé de déraciner les vieilles habitudes, les figures et les symboles burinés sur les sceaux parurent peut-être sans conséquence. Tel Israélite qui aurait refusé son encens à une statue de Baal ou d'Àstarté ne vit pas grand mal à choisiriez le marchand de cachets, pour y faire inscrire son nom et son titre, une pierre où la main adroite de quelque graveur en renom avait déjà dessiné un sphinx ou un globe ailé. La banalité même de ces motifs en faisait l'innocence, et ils avaient l'avantage d'orner le sceau, de lui donner un aspect plus élégant et plus riche.